La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 03 Juin 2020, 17:58

Annonce de la sélection officielle du Festival de Cannes 2020 qui ne fut pas à 18h:


Ce qui permettra à des films de sortir avec le logo Cannes 2020 et d'entrer plus facilement dans d'autres festivals.

Il y aura à coup certain:
The French Dispatch de Wes Anderson (il devait sortir cet été mais sortira à l'automne désormais et sa première sera certainement à Toronto voire en parallèle à la Mostra)
Another Round de Thomas Vinterberg
True Mothers de Naomi Kawase

Et probablement:
Été 85 de François Ozon
Memoria de Apichatpong Weerasethakul
On The Rocks de Sofia Coppola (qui pourrait aussi avoir sa première à Toronto et/ou la Mostra)

À noter par avance que puisque la Mostra a annoncé que si par solidarité avec Cannes, elle projeterait des films de Cannes 2020 hors compétition (parfois pour leur première mondiale), la participation à la compétition exigeait que le film n'ait pas été sélectionné ailleurs, certains films qui auraient du être annoncé ce mercredi ne le seront pas, car ils ont finalement refusé la sélection Cannes 2020 (c'est bien une des rares années où ce sera le cas) pour obtenir la compétition à la Mostra.
(D'autant plus que si on sait qu'un film méritait d'être sélectionné à Cannes, alors on saura qu'il est à la Mostra par avance or... la Mostra veut laisser le mystère sur sa sélection compétition)
Tre Piani de Nani Moretti a par exemple refusé la sélection.
Et parait-il DNA de Maiwenn (beurk).

D'autre ont aussi préféré différer leur sortie d'un an pour être présent à Cannes 2021.
Par exemple:
Par un demi-matin clair de Bruno Dumont
Annette de Leos Carax (avec notamment Adam Driver)

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 03 Juin 2020, 20:09

(Bon apparemment la Mostra n'a pas voulu du film de Maïwenn puisqu'ils ont accepté la sélection)..

A noter qu'il n'y a pas de hiérarchie implicite (à travers différentes sélections Compétition ou Un Certain Regard et autres) au conrtaire des autres années dans la sélection, par choix puisqu'il n'y a pas de Compétition cette année, il a décidé qu'il n'y aurait pas de hiérarchie non plus (et puis bon peut-être que les films auraient pas voulu être nommé dans les sélections si ça avait été pour être rabaissé..). Il y a donc 56 films.

  • LES FIDÈLES
    (ou déjà venus au moins une fois en Sélection officielle)



    THE FRENCH DISPATCH de Wes Anderson (USA) - 1h43

    ÉTÉ 85 de François Ozon (France) - 1h40

    ASA GA KURU (True Mothers) de Naomi Kawase (Japon) - 2h20

    LOVERS ROCK de Steve McQueen (Angleterre) - 1h08

    MANGROVE de Steve McQueen (Angleterre) - 2h04

    DRUK (Another Round) de Thomas Vinterberg (Danemark) - 1h55

    ADN (DNA) de Maïwenn (Algérie / France) - 1h30

    LAST WORDS de Jonathan Nossiter (USA) - 2h06

    HEAVEN: TO THE LAND OF HAPPINESS de IM Sang-Soo (Corée) - 1h40

    EL OLVIDO QUE SEREMOS (Forgotten we'll be) de Fernando Trueba (Espagne) - 2h16

    PENINSULA de YEON Sang-Ho (Corée) - 1h54

    IN THE DUSK (Au crépuscule) de Sharunas BARTAS (Lituanie) - 2h06

    DES HOMMES (Home Front) de Lucas BELVAUX (Belgique) - 1h40

    THE REAL THING de Kôji Fukada (Japon) - 3h48

  • LES NOUVEAUX VENUS


    PASSION SIMPLE de Danielle Arbid - (Liban) - 1h36

    A GOOD MAN de Marie Castille Mention-Schaar (France) - 1h47

    LES CHOSES QU’ON DIT, LES CHOSES QU’ON FAIT de Emmanuel Mouret (France) - 2h

    SOUAD de Ayten Amin (Égypte) 1h30

    LIMBO de Ben Sharrock (Angleterre) - 1h53

    ROUGE (Red Soil) de Farid Bentoumi (France) - 1h26

    SWEAT de Magnus Von Horn (Suède) - 1h40

    TEDDY de Ludovic et Zoran Boukherma (France) - 1h28

    FEBRUARY (Février) de Kamen Kalev (Bulgarie) - 2h05

    AMMONITE de Francis Lee (Angleterre) - 2h

    UN MÉDECIN DE NUIT de Elie Wajeman (France) - 1h40

    ENFANT TERRIBLE de Oskar Roehler (Allemagne) - 2h14

    NADIA, BUTTERFLY de Pascal Plante (Canada) - 1h46

    HERE WE ARE de Nir Bergman (Israël) - 1h34


  • UN FILM À SKETCHES


    SEPTET: THE STORY OF HONG KONG de Ann Hui, Johnnie TO, Tsui Hark, Sammo Hung, Yuen Woo-Ping et Patrick Tam (Hong Kong) - 1h53

  • LES PREMIERS FILMS


    FALLING de Viggo Mortensen (USA) - 1h52

    PLEASURE de Ninja Thyberg (Suède) - 1h45

    SLALOM de Charlène Favier (France) - 1h32

    CASA DE ANTIGUIDADES (Memory House) de Joao Paulo Miranda Maria (Brésil) - 1h27

    BROKEN KEYS (Fausse note) de Jimmy Keyrouz (Liban) - 1h30

    IBRAHIM de Samir Guesmi (France) - 1h20

    BEGINNING (Au commencement) de Déa Kulumbegashvili (Géorgie) - 2h10

    GAGARINE de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh (France) - 1h35

    16 PRINTEMPS de Suzanne Lindon (France) - 1h13

    VAURIEN de Peter Dourountzis (France) - 1h35

    GARÇON CHIFFON de Nicolas Maury (France) - 1h48

    SI LE VENT TOMBE (Should the Wind Fall) de Nora Martirosyan (Arménie) - 1h40

    JOHN AND THE HOLE de Pascual Sisto (USA) - 1h38

    STRIDING INTO THE WIND (Courir au gré du vent) de WEI Shujun (Chine) - 2h36

    THE DEATH OF CINEMA AND MY FATHER TOO (La Mort du cinéma et de mon père aussi) de Dani Rosenberg (Israël) - 1h40

  • 3 DOCUMENTAIRES



    EN ROUTE POUR LE MILLIARD (The Billion Road) de Dieudo Hamadi (Rép. Démocratique du Congo) - 1h30

    THE TRUFFLE HUNTERS de Michael Dweck et Gregory Kershaw (USA) - 1h24

    9 JOURS À RAQQA de Xavier de Lauzanne (France) - 1h30

  • 5 COMÉDIES


    ANTOINETTE DANS LES CÉVÈNNES de Caroline Vignal (France) - 1h35

    LES DEUX ALFRED de Bruno Podalydès (France) - 1h30

    UN TRIOMPHE (The big hit) de Emmanuel Courcol (France) - 1h40

    L’ORIGINE DU MONDE de Laurent Lafitte (France) - 1er film

    LE DISCOURS de Laurent Tirard (France) - 1h27


  • 4 FILMS D’ANIMATION


    AYA TO MAJO (Earwig and the Witch) de Gorô Miyazaki (Japon) - 1h22

    FLEE de Jonas Poher Rasmussen (Danemark) - 1h30

    JOSEP de Aurel (France) - 1h20 - 1er film

    SOUL de Pete Docter (USA) - 1h30


Pas très utile car il va falloir décanter le rare bon grain du trop d'ivraie...
Mais bon.

Ouais_supère qui a récemment apprécié le précédent sorti en France (qui n'est pas le précédent tout court), pourra remarquer qu'il y un nouveau Fukada de sélectionné (même si les meilleurs films du cinéaste ne furent pas sélectionnés à Cannes).
(Même si je crois il ne faut pas trop se fier au précédent sorti en France, un peu une exception, pour savoir à quoi s'attendre pour celui-là...)

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede sheon le 04 Juin 2020, 09:39

Deux films de Steve McQueen ? Il tourne rapidement...
Si j'avais souvent répété que je désirais mourir dans mon lit, ce que je voulais vraiment dire par là, c'est que je voulais me faire marcher dessus par un éléphant pendant que je ferais l'amour. Les Fusils d'Avalon, Roger Zelazny.
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Messagede Stéphane le 04 Juin 2020, 09:46

Pas un trop mauvais pilote, oui.
Ouais_supère a écrit:Stef, t'es chiant
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Messagede sheon le 04 Juin 2020, 10:03

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Si j'avais souvent répété que je désirais mourir dans mon lit, ce que je voulais vraiment dire par là, c'est que je voulais me faire marcher dessus par un éléphant pendant que je ferais l'amour. Les Fusils d'Avalon, Roger Zelazny.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 08 Juin 2020, 14:27

Je le dis rarement, encore plus rarement pour un Malick, mais le doublage de Une vie cachée, qui sort en vidéo physique mercredi (et qui est en VOD depuis un peu plus d'un mois), doublage qui n'avait pas connu la salle - alors qu'il était déjà prêt - est incroyablement bon...
Il est du niveau du doublage de Le Nouveau Monde, voire peut-être meilleur, ce qui est une belle référence (et que seul Knight of Cups avait approché, il faut dire en reprenant un des acteur-voix )

Ca n'est pas honteux de voir (et d'éventuellement le découvrir) le film comme ça donc..


(Et pour Dervi, oui les voix de fond sont toujours en allemand, ou plutôt en patois haut-bavarien)..

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Messagede Ouais_supère le 08 Juin 2020, 20:04

On m'en a offert le blu-ray d'ailleurs.
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Messagede sheon le 08 Juin 2020, 20:07

Mais est-ce qu'on t'a offert le blu-ray d'Une Vie Cachée ?
Si j'avais souvent répété que je désirais mourir dans mon lit, ce que je voulais vraiment dire par là, c'est que je voulais me faire marcher dessus par un éléphant pendant que je ferais l'amour. Les Fusils d'Avalon, Roger Zelazny.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Ouais_supère le 09 Juin 2020, 08:57

:|
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede sheon le 09 Juin 2020, 11:43

Fais pas genre, je sais que tu es mort de rire.
Si j'avais souvent répété que je désirais mourir dans mon lit, ce que je voulais vraiment dire par là, c'est que je voulais me faire marcher dessus par un éléphant pendant que je ferais l'amour. Les Fusils d'Avalon, Roger Zelazny.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Ouais_supère le 09 Juin 2020, 12:05

Oui, d'où la raideur cadavérique du sourire de l’émoticône.
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Messagede Shoemaker le 09 Juin 2020, 13:20

:lol: :good
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede sheon le 18 Juin 2020, 11:39

Il m'avait semblé qu'on avait discuté de la possibilité qu'un remake soit meilleur que l'original, mais je n'ai pas retrouvé la discussion en question.
En tous cas, j'ai récemment vu La Colline a des yeux d'Alexandre Aja, remake du film de Wes Craven, et il est sans hésitation supérieur à l'original.
Si j'avais souvent répété que je désirais mourir dans mon lit, ce que je voulais vraiment dire par là, c'est que je voulais me faire marcher dessus par un éléphant pendant que je ferais l'amour. Les Fusils d'Avalon, Roger Zelazny.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede DCP le 01 Juil 2020, 09:34

A venir sur vos écrans, le film qui va sûrement révolutionner le cinéma... :P
https://www.lematin.ch/sports/tennis/stan-wawrinka-lance-cinema/story/11589868
« Par exemple, le football, on y joue dans des endroits spéciaux. Il devrait y avoir des terrains de guerre pour ceux qui aiment mourir en plein air. Ailleurs on danserait et on rirait » (Roger Nimier)
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede sheon le 07 Juil 2020, 20:03

Avec Kev Adams en infirmier-héros-de-la-nation ? J'ai hâte.
Si j'avais souvent répété que je désirais mourir dans mon lit, ce que je voulais vraiment dire par là, c'est que je voulais me faire marcher dessus par un éléphant pendant que je ferais l'amour. Les Fusils d'Avalon, Roger Zelazny.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 21 Juil 2020, 00:11

Tombé sur cet article Suisse... puisque le film passe finalement à Genève et Lausanne (si j'ai bien tout compris)...

https://bonpourlatete.com/culture/un-drole-d-oiseau-repeint-en-noir-et-blanc

Alors pour répondre à la question terminant l'introduction:
vaine litanie d'atrocités

Qui fut applaudie par une bonne partie des gens qui étaient resté jusqu'au bout (c'est à dire quand même pas tout le monde..).
J'avais supporté cette balourdise supposant que l'accumulation de souffrances fait un chef d'oeuvre (et puis bon au bout d'un moment on comprend que on a déjà vu 20 horreurs, on peut bien encore en voir 10), j'avais cru qu'il y aurait des sifflets.. mais non... (ou presque pas)..

Bref... l'article (en partie payant visiblement), a l'air de partager mon point de vue...

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 21 Juil 2020, 00:47

Réussiei à y accéder gratuitement (mais comme c'est pas forcément facile):

Un drôle d'oiseau repeint en noir et blanc

Film très controversé depuis sa présentation à la dernière Mostra de Venise, «The Painted Bird» de Václav Marhoul, d'après le best-seller de Jerzy Kosinski, suit les tribulations d'un gamin abandonné durant la Seconde Guerre mondiale. Œuvre puissante ou vaine litanie d'atrocités?

Un roman «culte», les moyens d'une superproduction à casting international, un scandale festivalier: c'est assez pour donner envie de voir The Painted Bird de Václav Marhoul, film tchèque de presque trois heures boudé par nos distributeurs. Une importation directe par le cinéma Bellevaux de Lausanne et les Cinémas du Grütli de Genève a fini par rendre la chose possible. Cet article vous invite toutefois à y réfléchir à deux fois.

Autant l'affirmer d'emblée, nous n'avons guère goûté ce très long spectacle de toute la cruauté dont est capable l'espèce humaine. C'était déjà le projet du livre de Jerzy Kosinski L'Oiseau bariolé (1965), et non, il ne s'agit PAS d'une énième évocation des camps d'extermination nazis: le terrible sort des juifs n'est évoqué qu'au passage. Et pourtant, s'il y a deux films récents auxquels on pense, c'est bien Le Fils de Saul du Hongrois László Nemes, avec son ambition d'approcher cette horreur au plus près, et Der Hauptmann de l'Allemand Robert Schwentke, animé par celle de sonder l'âme des bourreaux. Tous ces films ont en commun une certaine volonté d'affronter le pire, sans doute dans l'idée d'un effet cathartique bénéfique. Mais c'est compter sans les réactions de rejet pur et simple (les festivals où le film a été montré ont enregistré beaucoup de sorties prématurées) ou d'anesthésie progressive (ce qui nous est arrivé).

Le fruit d'une longue gestation

De Kosinski (1933-1991), juif polonais émigré aux Etats-Unis après-guerre, également connu pour la fable Bienvenue Mr. Chance (Being There) et avoir joué dans Reds de Warren Beatty, on sait que cette œuvre n'a rien de strictement autobiographique. Quant à Marhoul, il fut directeur de production puis dirigeant des studios Barrandov de Prague avant de passer à la réalisation avec un hommage à l'univers de Raymond chandler (Mazaný Filip, 2003) et un film de guerre (Tobruk, 2008). Ce n'est qu'à l'occasion de ce dernier tournage, à 45 ans, qu'il tombe sur le livre de Kosinski et désire aussitôt en tirer un film. En fin de compte, il lui aura consacré onze ans de sa vie, entre l'obtention des droits, l'écriture du scénario (17 versions), le financement et pour finir un tournage étalé sur deux ans!

Voilà qui inspire le respect. D'emblée, on apprécie le choix du noir et blanc, du 35 mm format scope ainsi que de l'absence de musique ajoutée. Nous voilà dans la tradition des grands films de l'Est, d'Andreï Tarkovski à Béla Tarr. Le rythme et le cadre sont amples, de bout en bout c'est somptueux à regarder. Mais dès la première scène, qui voit le protagoniste, un garçon sans nom de 7-8 ans, courir dans la forêt en tenant un furet et se faire rattraper par d'autre gosses brutaux qui le rouent de coups et brûlent vif son animal, on devine qu'on est aussi aux mains d'un cinéaste qui ne reculera pas devant l'horreur «graphique». Un peu plus tard, la morne existence du garçon auprès d'une vieille tante prend fin avec le décès de celle-ci et l'incendie de la ferme. Le voici lancé par monts et par vaux (en partie tournés en Ukraine) pour un long périple sans but, fait de rencontres de hasard. On pourrait en couper la moitié que cela ne changerait rien.

Même si on peut deviner l'errance d'un enfant juif à travers la campagne polonaise, le cinéaste a respecté l'indétermination voulue par l'auteur en faisant jouer le gamin par un jeune Rom et en se tenant à un décor d'Europe de l'Est générique, allant jusqu'à opter pour une sorte de langue «panslave» pour les rares dialogues (à peine 10 minutes sur les 170 de projection). De même, l'irruption de quelques acteurs connus comme Udo Kier, Stellan Skarsgard, Harvey Keitel ou Julian Sands est sans doute autant là en vertu de cette visée d'universalité que pour faciliter les ventes. Ne reste que le cadre de la Seconde Guerre mondiale, mais qui ne se précise qu'après une bonne heure de cruautés qu'on ne peut mettre que sur le compte de la nature humaine elle-même. Ensuite, pris en tenaille entre des Russes et des Allemands qui se valent, le gosse aura encore fort à subir avant de retrouver son père et une lueur d'espoir.

Témoin, victime et bourreau

Un choix se pose au spectateur au plus tard avec la scène qui voit Udo Kier, vieux mari jaloux, arracher les yeux d'un jeune rival: soit prendre tout cela au sérieux et subir avec le protagoniste, soit trouver ces excès grotesques et prendre ses distances, à la faveur de multiples petites imprécisions (continuité, doublage, effets spéciaux, etc.). Au programme pour la suite, un groupe de paysannes qui se déchaînent sur une «pute» dérangée, un brave homme qui se suicide par pendaison, des déportés sautant d'un train massacrés puis détroussés, et on en passe, sans compter le triste sort réservé à bien des animaux (tiens, pas d'assurance à la fin du film qu'aucun n'a été maltraité?). Le garçon est enterré vivant, le crâne picoré par des corbeaux, «violé» par une jeune nymphomane qui finit par lui préférer un bouc, jeté dans un fossé boueux par de bons paroissiens, etc. Seuls les abus sexuels subis de la part d'un d'eux sont laissés à notre imagination, de même que sa dévoration par des rats pour payer. Car oui, le garçon commence à appliquer la philosophie «oeil pour oeil, dent pour dent», bientôt explicitée par un brave sniper russe...

A noter que le collègue de ce dernier est joué par Aleksey Kravchenko, qui fut autrefois le jeune héros du fameux Va et regarde d'Elem Klimov (1985), clairement une source d'inspiration. Rien n'y fait, tout ce cinéma «à l'estomac» pour dire l'inhumain dans l'homme (et la femme) finit par devenir assommant. Et en noir et blanc, même la métaphore de l'oiseau bariolé, peint en blanc pour mieux se faire rejeter par ses semblables noirs, perd de son impact poétique. On se prend à regretter les enfants errants de films autrement plus subtils et poignants, de L'Enfance d'Ivan de Tarkovski à Lore de Cate Shortland (2012). Et surtout à rêver des inédits autrement désirables, à commencer par Une Vie cachée (A Hidden Life) de Terrence Malick, que Disney aurait décidé de ne plus sortir en Suisse romande.

«The Painted Bird (Nabarvené ptáče)», de Václav Marhoul (Tchéquie/Slovaquie/Ukraine 2019), avec Petr Kotlár, Udo Kier, Lech Dyblik, Stellan Skarsgard, Harvey Keitel, Julian Sands, Julia Valentova Vidrnakova, Barry Pepper. 2h49


"Anesthésie progressive",
"trouver ces excès grotesques et prendre ses distances"
c'est exactement ça que je disais...
L'oeuvre ne parle plus pour elle même seulement, le cynisme des auteurs transparait à travers elle, elle parle d'eux plus que de la Seconde Guerre Mondiale ou la nature humaine.... on en a passé 20 on peut en passer 10... allez hop courage, c'est bientôt fini...

Pauvre Barry Pepper et Harvey Keitel, mêlés à tout ça..

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Ouais_supère le 26 Juil 2020, 17:48

Hier j'ai vu The Assassin.

J'ai rarement vu une aussi sublime collection de tableaux.
J'avoue que j'ai été dérouté par le rythme, au début, j'ai dû me répéter quelque fois "n'attends rien, regarde" (ma botte secrète).

Et au bout du compte la fin m'a cueilli comme par surprise avec une envie d'encore.

Du coup, j'ai bien envie d'explorer ce qu'a fait ce réalisateur, n'hésitez pas si vous avez des suggestions.


Quelques jours avant, j'ai vu d'autres trucs :

Badlands, de Malick.

J'ai adoré !
C'est un des rares réalisateurs dont j'ai vu les films sur une période aussi étirée, entre son 1er (Badlands, donc) et son dernier. On reconnaît la patte, sous les différences de vernis, déjà de la voix off, déjà ce regard sur la nature...
Il y a peu de Malick où on sourit aussi franchement. Martin Sheen est assez fantastique en James Dean raté, absolument psychopathe, et Spacek impeccable en poupée léthargique incapable de décision.
Finalement je trouve ce film assez dur (pour un Malick) envers ses personnages, perdus, mais peut-être encore davantage envers le spectateur, qui se surprend comme les témoins, policiers inclus, à s'amuser des pitreries mythomanes et meurtrières de Sheen, comme pour s'extraire d'un quotidien morne et routinier.

Nosferatu, Fantôme de la nuit de Werner Herzog

Coup de gueule d'abord : sur mon blouré ne figure que la version française du film.
J'avais pas vu... Je me pose JAMAIS la question !
Apparemment une question de (prix des) droits d'exploitations...

C'est un film que j'ai vu très jeune et qui pour moi a figé la figure du vampire dans mon imaginaire, avec celle du Bal des Vampires.
Le charme opère toujours, mais c'est sans doute un film raté.
Reprendre à ce point l'esthétique de Murnau était une impasse de toute manière.

Belle de Jour, de Bunuel.

C'est formidable. J'ai adoré cette alternance de moments réels et fantasmés sans que jamais la transition ne soit surlignée, l’ambivalence des sentiments du personnage de Deneuve (et quel personnage) et de son point de vue.
C'est vraiment une façon de raconter qui me parle énormément.

La Pianiste, de Polanski

J'aurais pu ne jamais le voir (c'est mon DVD pourtant :D ), parce que j'avais peur d'un truc tragique et larmoyant, mais finalement je me suis dit "arrête, c'est Polanski, ce sera pas larmoyant".
Et en effet ça ne l'est pas, et c'est génial.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Dervi le 26 Juil 2020, 17:58

Pour Hou Hsiao Hsien, j'ai vu Assassin comme toi et j'ai eu du mal (mais trop fatigué). Les trois autres que j'ai vus, j'en garde un souvenir inoubliable : Poussière dans le vent (mon préféré, intimiste, un peu sur le passage à l'âge adulte, la nostalgie et la famille), Millenium Mambo (vie moderne hypnotique) et Three times (l'amour à trois époque, la partie en muet peut dérouter)
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Ouais_supère le 26 Juil 2020, 17:59

:o

Merci pour cette prompte réponse !
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede sheon le 27 Juil 2020, 11:07

Ouais_supère a écrit:La Pianiste, de Polanski

Je ne savais pas qu'Adrian Brody avait subi une opération.
Ou alors tu confonds Polanski et Haneke (autrichien, polonais, c'est un peu pareil de toute façon).
Si j'avais souvent répété que je désirais mourir dans mon lit, ce que je voulais vraiment dire par là, c'est que je voulais me faire marcher dessus par un éléphant pendant que je ferais l'amour. Les Fusils d'Avalon, Roger Zelazny.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Ouais_supère le 27 Juil 2020, 13:14

Qu'est-ce qui te fait dire que Szpilman était un homme.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Ouais_supère le 03 Aoû 2020, 00:51

J'ai regardé Peur Bleue 3 (Deep blue see 3 en VO), ce soir.

C'est curieux, le film arrive presque à garder son sérieux pendant près des 2/3 du film, à faire semblant, t'es presque curieux de savoir ce qui va arriver... et puis soudain le film explose en plein vol, le réalisateur balance le script en l'air, "oh et puis on s'en branle en fait !", et il envoie le gore de série Z, le ketchup vole littéralement en tous sens, ça sort les lance-roquettes, et puis y a deux persos qui font un combat de kung fu, et puis y a une mine qui peut faire PPPRRRRRSHHHHH et tout risque de s'effondrer sous l'eau (??) avec un ras-de-marée, et y a le feu sur la surface (???!!!), et à la fin y a un broyeur de déchets.

Pas mal.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede sheon le 03 Aoû 2020, 09:15

Déjà que le 1 était (volontairement) totalement con, alors j'imagine le 3 saoul:
Si j'avais souvent répété que je désirais mourir dans mon lit, ce que je voulais vraiment dire par là, c'est que je voulais me faire marcher dessus par un éléphant pendant que je ferais l'amour. Les Fusils d'Avalon, Roger Zelazny.
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Messagede Maverick le 03 Aoû 2020, 09:32

C'est ce que je me disais. :D
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Messagede Ouais_supère le 10 Aoû 2020, 10:26

Il cherche le cancel.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 11 Aoû 2020, 17:31

Le même article dans ses deux titres alternatifs:

Stanley Kubrick wanted Woody Allen or Bill Murray for Eyes Wide Shut role instead of Tom Cruise, new book reveals

Famed filmmaker wanted to cast an actor with ‘a comedian’s resilience’



:prost:

https://www.independent.co.uk/arts-entertainment/films/news/eyes-wide-shut-woody-allen-bill-murray-stanley-kubrick-tom-cruise-dream-story-a9664411.html

Steve Martin aussi est listé, si vous lisez l'article.

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede horatio le 20 Aoû 2020, 21:19

Vu "Les particules" hier soir.

Dieu que c'était chiant. Des personnages qui peinent a aligner plus de 3 mots dans une phrase, des longueurs.... mais des longueurs...

Quand à l'acteur principal, j'avais envie de le secouer ou de le baffer, il a du tourner sous lexomil ou xanax c'est pas possible autrement.
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Messagede Hugues le 25 Aoû 2020, 21:43

La Beauté de... Amadeus   Compatible plein écran



Une autre vidéo de The Beauty Of

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Messagede Hugues le 27 Aoû 2020, 12:37

Je voulais en parler le mois dernier quand la bande-annonce est sortie...

Et puis...

Bon j'ai été distrait...


Quand je l'ai vu il y a presque un an ce film, pendant un bon moment, je me suis dit ... Pablo Larrain, on dirait qu'on continue à le perdre...
Et puis finalement à un moment du film, on comprend que tout cet apparat qui ne lui correspond pas, avait une utilité... Et finalement avec le recul, sans se retrouver entièrement tout de même, Larrain se retrouve en partie.. Ca n'est ni du niveau de El Club, ni du niveau de Neruda, ses deux plus grands films sans doute.. mais en regard de son dernier film, Jackie, son plus grand succès (hélas), il se retrouve..

L'apparat tient à une mise en scène qui semble se vouloir dans l'esprit du temps, saturée de musique et de chorégraphie volontaire (les personnages principaux sont des danseurs) ou à l'insu des personnages...
Et à des personanges qui semblent longtemps très antipathiques, bloqués dans leur attitude de victime de la mode...
Bref, ça fait plus objet fashion addict/victim qui vise ce genre de public, que bon film... Et puis finalement quelque chose en cours de film va justifier tout ça, et Larrain va un peu s'en libérer, tout comme la mise en scène

Et c'est là la plus grande magie du foilm, le récit qui semble être une succession de scénette un peu déliée (mais qui raconte une histoire quand même) va surprenamment raconter une toute autre histoire que celle qu'on a comprise jusque là (et non ce n'est pas un twist de scénario, c'est plutôt le changement progressif et insensible de mise en scène qui donne une lecture différente au film, c'est en cela que le film a été surement pour Larrain un exercice de mise en scène intéressant)

Ce film c'est EMA

Ce n'est pas extraordinaire, mais en ce moment au vu du reste de ce qui sort, c'est un bon film qui vaut le détour (enfin je crois, c'est un peu loin mes souvenirs)



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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 05 Sep 2020, 00:33

Je m'en voulais de ne pas en avoir parlé il y a un jour ou deux, parce que je pensais que la sortie en Corée était déjà faite ou sur le point d'arrivée.. et je voulais le conseiller à Kadoc.. (en espérant qu'il me lise)

Finalement, on siat pas trop quand ça sort, mais bientôt...

Bon ce n'est pas un très grand ni même un grand film (quoique un grand film.. c'est peut-être possible, à décanter...)..
Mais c'est un film qui vaut le détour...

Il s'agit de 낙원의 밤 ou Night in Paradise de Park Hoong-Jung
Texte caché : cliquez sur le cadre pour l'afficher


Comment vous faire comprendre ce qu'est cet ovni (dont j'espère on ne nous privera pas en France) en quelques mots...

C'est une vengeance mafieuse, mais d'une étrangeté totale...
Je ne vois qu'une comparaison possible dans le détournement ou plutôt le traitement très personnel d'un genre...

Celle des frères Coen sur les westerns et plus particulièrement The Ballad of Buster Scrugs (que vous pouvez voir depuis un peu moins de deux ans sur Netflix, son producteur)

Ce que fait Park ici c'est une démarche semblable...
Et ce qui devrait être un drame ou un polar sanglant, devient une fable comico-tragico-poétique.
A-t-on déjà vu des personnages dans des situations absolument calamiteuse faire des mots d'esprit complètement désarmants (mais si justes!), qui font rire la salle ..
Des chefs de clans mafieux qui deviennnent tout rouge pas content parce que ... "m'enfin respectez les règles quoi... c'est pas du jeu, vous respectez plus rien là..." "respectez les âinés quoi merde alors.."
Un personnage principal compltement increvable (enfin jusqu'à un certain point)..
Et un film habité d'une poésie, tant par l'entremise de son humour que par les allégories qu'il soulève ou les paysages absolument fabuleux (mis en valeur par la photographie tout aussi formidable) qui en sont le décor.

Et surtout un tel personnage de femme... complètement... pfiou.. si je dis un adjectif précis, je vais gâcher votre plaisir..
Complètement incroyable... (on va dire ça..)
Interprété par Jeon Yeo-been... même si son comparse masculn, Eom Tae-goo, est pas mal non plus..

C'est un film qui pisse le sang (enfin en réalité fidèle - involontairement sans doute - aux frères Coen on se retrouve avec presque les 2/3 du film à nous construire en réalité dans des dialogues des personnages de losers attachants... et ce n'est que parce que bon ce qui doit arriver arrive que bon... ça repisse le sang après une long pause;. ), mais dans un esprit plutôt à la Peckinpah (enfin tout est relatif, c'est évidemment bien en desous de Peckinpah) qu'à son faux disciple Tarantino...

Bref, je dirais à Kadoc de filer le voir quand il le peut et de nous en dire des nouvelles.


Et j'espère bien qu'on l'aura en France... même si il y a et y aura sans doute bien mieux cette année, c'est un ovni à noter.

Ca n'est pas la poésie hallucinatoire non plus d'Un Grand Voyage sur la Nuit de Bi Gan (dont je regrette de ne l'avoir pas [encore] évoqué plus longuement depuis un an..)... mais c'est disons le un bon film de vengeance, du fait même de l'objet ovniesque qu'il est...

Hugues

PS: J'ai trouvé cette bande-annonce qui n'est absolument pas à la hauteur du film (et en tait le mauvais esprit et l'humour):
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Messagede Hugues le 05 Sep 2020, 00:36

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Nuvo le 08 Sep 2020, 13:30

Je fais une série ciné club ces jours ci.
Après Le Jour se lève de Marcel Carné (DVD) et La poursuite impitoyable (Arte), j'ai regardé hier soir Serpico (France 5) avec Al Pacino. Le New York de 1971, bien dégueulasse...
Que des films très intéressants.
Le jour se lève, c'est de 1939. Il parait que la scène où on voit Arletty nue pendant 2 secondes a été censuré par Vichy.
Et quand je vois les moeurs de l'époque... alors qu'aujourd'hui les filles jouent les top models pot de peinture sur instagram... autre temps !
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Messagede Toma le 09 Sep 2020, 13:45

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Messagede Ouais_supère le 09 Sep 2020, 14:31

:mouarf:
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Toma le 09 Sep 2020, 15:30

J'ai commencé à regarder des classiques, mon 1er a été Scarface .... Je me suis emmerdé, j'ai regardé en 4 fois ...:
J'avais l'impression de regarder le best of de Nanarland.
Ce film a tres mal vieilli, le jeu, la mise en scène, la réalisation. Ces vieux zoom sur le visage avec un gros tadaaaaaaaa quand il y a un rebondissement ou une émotion a souligner :|
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 09 Sep 2020, 17:55

Toma a écrit:J'ai commencé à regarder des classiques, mon 1er a été Scarface .... Je me suis emmerdé, j'ai regardé en 4 fois ...:
J'avais l'impression de regarder le best of de Nanarland.
Ce film a tres mal vieilli, le jeu, la mise en scène, la réalisation. Ces vieux zoom sur le visage avec un gros tadaaaaaaaa quand il y a un rebondissement ou une émotion a souligner :|


Le Scarface classique c'est celui de Howard Hawks, avec Paul Muni et George Raft (1932). Le Scarface des années 90 j'ai même pas pu en voir un quart d'heure il y a 20 ans. A noter que Howard Hugues, le producteur, avait exigé que les scènes de fusillades soient tournées à balles réelles.

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 09 Sep 2020, 18:56

Paul ressemble à Zemmour
La musique est à chier (la leçon Toto n'a pas été apprise)
Espérons quand même...

"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Cortese le 09 Sep 2020, 19:45

Shoemaker a écrit:Paul ressemble à Zemmour
La musique est à chier (la leçon Toto n'a pas été apprise)
Espérons quand même...



:lol:
Ibn Abou Zemmour !
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Shoemaker le 09 Sep 2020, 20:34

:lol:
"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
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