Cinéma : Le Mans 66

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Re: Cinéma : Le Mans 66

Messagede Cortese le 02 Sep 2020, 16:34

Rainier a écrit:
Cortese a écrit:
Nuvo a écrit:On doit en conclure quoi ? Que les pilotes avaient finalement peur de mourir au Mans ? Mais comment gagner avec des pilotes qui ont cette mentalité là ?
Rosberg a fait le coup à Peugeot en 1991. Autant dire que Todt ne l'a pas été reconduit en 1992.


Je dis que les pilotes de F1 détestaient Le Mans, qui était une course ennuyeuse (et de surcroit dangereuse, oui, ce qui n'arrangeait pas leur envie d'y courir)et qu'il n'étaient généralement pas désignés comme vainqueurs par les team managers (puisque justement les plus rapides), mais qu'il le faisaient tout simplement pour l'argent, c'est pas compliqué quand même ! Quand des pilotes de F1 y gagnaient c'était par hasard ou chance (Gurney en 67). C'était une course pour "rouleurs" comme au Tour de France. Les team managers faisaient une estimation de la moyenne au tour des vainqueurs et désignaient un équipage suffisamment rapide mais pas trop, surtout régulier intelligent et prudent, pour la gagne, avec un lièvre confié à des pilotes de F1 et un autre équipage pour "couvrir". Lis le bouquin de Shelby quand il raconte sa victoire au Mans en 59, c'est très bien expliqué (et c'était le meilleur team manager de l'époque, John Wyer, qui était aux commandes chez Aston Martin. Pour finir, je ne parle pas de la période moderne, je parle de ce qui se passait il y a 50/60 ans !


En 1955, Moss et Hawthorn (et Fangio) n'avaient pas l'air de s'ennuyer ...avant l'accident.



:roll:
Mais enfin ! Trois Jaguar contre trois Mercedes, un top pilote de F1 dans chaque lièvre (chargé de faire casser l'adversaire, donc d'y aller à fond sans ménager la mécanique), deux voitures en réserve qui suivent un tableau de marche rigoureux (c a d super chiantissime) donc un schéma hyper classique ! Juste que par un fait de coincidence extraordinaire, les disques de la Jaguar étaient compensés par l'aéro frein de la Mercedes, la technologie supérieure de la Mercedes compensait le déficit en cylindrée de la Mercedes, et la mince supériorité restante de la Jaguar en aéro était compensée par la supériorité de Fangio sur Hawthorn, résultat : match nul, fait rarissime au Mans.
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Re: Cinéma : Le Mans 66

Messagede Rainier le 02 Sep 2020, 18:13

Cortese a écrit:
Rainier a écrit:
Cortese a écrit:
Nuvo a écrit:On doit en conclure quoi ? Que les pilotes avaient finalement peur de mourir au Mans ? Mais comment gagner avec des pilotes qui ont cette mentalité là ?
Rosberg a fait le coup à Peugeot en 1991. Autant dire que Todt ne l'a pas été reconduit en 1992.


Je dis que les pilotes de F1 détestaient Le Mans, qui était une course ennuyeuse (et de surcroit dangereuse, oui, ce qui n'arrangeait pas leur envie d'y courir)et qu'il n'étaient généralement pas désignés comme vainqueurs par les team managers (puisque justement les plus rapides), mais qu'il le faisaient tout simplement pour l'argent, c'est pas compliqué quand même ! Quand des pilotes de F1 y gagnaient c'était par hasard ou chance (Gurney en 67). C'était une course pour "rouleurs" comme au Tour de France. Les team managers faisaient une estimation de la moyenne au tour des vainqueurs et désignaient un équipage suffisamment rapide mais pas trop, surtout régulier intelligent et prudent, pour la gagne, avec un lièvre confié à des pilotes de F1 et un autre équipage pour "couvrir". Lis le bouquin de Shelby quand il raconte sa victoire au Mans en 59, c'est très bien expliqué (et c'était le meilleur team manager de l'époque, John Wyer, qui était aux commandes chez Aston Martin. Pour finir, je ne parle pas de la période moderne, je parle de ce qui se passait il y a 50/60 ans !


En 1955, Moss et Hawthorn (et Fangio) n'avaient pas l'air de s'ennuyer ...avant l'accident.



:roll:
Mais enfin ! Trois Jaguar contre trois Mercedes, un top pilote de F1 dans chaque lièvre (chargé de faire casser l'adversaire, donc d'y aller à fond sans ménager la mécanique), deux voitures en réserve qui suivent un tableau de marche rigoureux (c a d super chiantissime) donc un schéma hyper classique ! Juste que par un fait de coincidence extraordinaire, les disques de la Jaguar étaient compensés par l'aéro frein de la Mercedes, la technologie supérieure de la Mercedes compensait le déficit en cylindrée de la Mercedes, et la mince supériorité restante de la Jaguar en aéro était compensée par la supériorité de Fangio sur Hawthorn, résultat : match nul, fait rarissime au Mans.


Oui très bien ! Mais en quoi ce que tu écris prouve que les top pilotes s'ennuyaient ??? (tu écris seulement cela à propos des voitures de réserve)
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Re: Cinéma : Le Mans 66

Messagede Rainier le 02 Sep 2020, 18:14

Feyd a écrit:Carrément pas. A 380 c'est un régal pour moi. Ca devait être sensationnel d'être au Mans dans les années 80 comme spectateurs dans la ligne droite.



A 380, tu n'as pas le temps de voir grand chose en tant que spectateur !
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Re: Cinéma : Le Mans 66

Messagede Feyd le 02 Sep 2020, 19:42

Sur la vidéo on les voit très bien et on apprécie encore plus la vitesse.

Puis quand tu vois ça à 1:57...

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Re: Cinéma : Le Mans 66

Messagede Nuvo le 02 Sep 2020, 19:54

XP m'a emmené sur les hunaudières en 1988, derrière l'auberge. On a pu approcher le grillage par roulement avec d'autres specateurs : on ne voyait rien aux voitures, elles passaient trop vite ! J'ai le souvenir de bruit de missile à moitié caché par les rails.
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Re: Cinéma : Le Mans 66

Messagede Feyd le 02 Sep 2020, 19:57

Sur la vidéo le gars est bien placé. Moi c'est là que je me serais mis à l'époque. :o
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Re: Cinéma : Le Mans 66

Messagede Cortese le 02 Sep 2020, 20:04

Rainier a écrit:
Cortese a écrit:
Rainier a écrit:
Cortese a écrit:
Nuvo a écrit:On doit en conclure quoi ? Que les pilotes avaient finalement peur de mourir au Mans ? Mais comment gagner avec des pilotes qui ont cette mentalité là ?
Rosberg a fait le coup à Peugeot en 1991. Autant dire que Todt ne l'a pas été reconduit en 1992.


Je dis que les pilotes de F1 détestaient Le Mans, qui était une course ennuyeuse (et de surcroit dangereuse, oui, ce qui n'arrangeait pas leur envie d'y courir)et qu'il n'étaient généralement pas désignés comme vainqueurs par les team managers (puisque justement les plus rapides), mais qu'il le faisaient tout simplement pour l'argent, c'est pas compliqué quand même ! Quand des pilotes de F1 y gagnaient c'était par hasard ou chance (Gurney en 67). C'était une course pour "rouleurs" comme au Tour de France. Les team managers faisaient une estimation de la moyenne au tour des vainqueurs et désignaient un équipage suffisamment rapide mais pas trop, surtout régulier intelligent et prudent, pour la gagne, avec un lièvre confié à des pilotes de F1 et un autre équipage pour "couvrir". Lis le bouquin de Shelby quand il raconte sa victoire au Mans en 59, c'est très bien expliqué (et c'était le meilleur team manager de l'époque, John Wyer, qui était aux commandes chez Aston Martin. Pour finir, je ne parle pas de la période moderne, je parle de ce qui se passait il y a 50/60 ans !


En 1955, Moss et Hawthorn (et Fangio) n'avaient pas l'air de s'ennuyer ...avant l'accident.



:roll:
Mais enfin ! Trois Jaguar contre trois Mercedes, un top pilote de F1 dans chaque lièvre (chargé de faire casser l'adversaire, donc d'y aller à fond sans ménager la mécanique), deux voitures en réserve qui suivent un tableau de marche rigoureux (c a d super chiantissime) donc un schéma hyper classique ! Juste que par un fait de coincidence extraordinaire, les disques de la Jaguar étaient compensés par l'aéro frein de la Mercedes, la technologie supérieure de la Mercedes compensait le déficit en cylindrée de la Mercedes, et la mince supériorité restante de la Jaguar en aéro était compensée par la supériorité de Fangio sur Hawthorn, résultat : match nul, fait rarissime au Mans.


Oui très bien ! Mais en quoi ce que tu écris prouve que les top pilotes s'ennuyaient ??? (tu écris seulement cela à propos des voitures de réserve)


Tu m'as sorti une exception, je la souligne. Certes, puisqu'ils étaient généralement utilisé comme lièvres, les pilotes de F1 avaient le droit eux, de cravacher, mais à quel prix ? Encore une fois relis Shelby : Aston engage trois voitures, trois DBR1 dont le team sait qu'elles sont en bout de développement, le chassis est super, mais le vieux 6 cylindres n'en peut plus face à l'increvable et surpuissant V12 Testa Rossa. Alors des trois DBR1, l'une est réservée à Moss, le surhomme. Au lieu d'avoir le bon vilebrequin à sept paliers, très fiable mais avec au moins 30ch de moins que le Ferrari, on lui donne un 6 cylindres à seulement 4 paliers ce qui réduit les frottements et donc augmente la puissance mais moins rigide ce qui réduit l'endurance. Donc le meilleur pilote du monde reçoit la mission extremement frustrante de se défoncer pour pousser à bout un adversaire bien supérieur, de façon à faire casser ses voitures pour que les copains bien planqués à l'arrière puissent récolter les lauriers, tout en sachant qu'il a zéro chance de terminer ! Et tu crois vraiment que Moss était ravi du rôle qu'on lui faisait jouer ? Il était chauvin et adorait les Aston, mais c'est lui attribuer un masochisme un brin excessif.
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Re: Cinéma : Le Mans 66

Messagede Maverick le 02 Sep 2020, 22:36

J'aurais bien aimé suivre cette période des voitures de sport. J'ai commencé à regarder la F1 quand c'était la fin, en 1993.
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Re: Cinéma : Le Mans 66

Messagede Cortese le 02 Sep 2020, 23:18

Maverick a écrit:J'aurais bien aimé suivre cette période des voitures de sport. J'ai commencé à regarder la F1 quand c'était la fin, en 1993.


ah oui, c'etait une periode extraordinaire, terminee depuis belle lurette. Pour moi c'est une epoque qui s'est termines quand la Targa Florio a cessé de compter pour le championnat du monde des sports prototypes - GT, en 74 je crois. Tu imagines un peu, la P3 du Mans sur les 72 km de departementales des montagnes siciliennes, traversant voies ferrees et villages' puis longeant la mer sur dix km de ligne droite ! Avec les mamas qui regardent par le balcon de la cuisine ! c'etaient de vraies voitures de sport c'est a dire capable de rouler partout. De plus, avant les magouilles publicitaires des annees 68/70, les grandes epreuves d'endurance avaient beaucoup plus de succès que les Grands Prix, il y avait 200 000 spectateurs au Mans mais aussi au Nurburgring. Le sport auto populaire c'etait les voitures de sport, tellement belles en plus. Alors que la F1 c'etait un sport elitiste, un peu comme le golf, avec des voitures que personne n'avait l'idee de trouver belles.
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Re: Cinéma : Le Mans 66

Messagede Rainier le 03 Sep 2020, 09:04

Cortese a écrit: Pour moi c'est une epoque qui s'est termines quand la Targa Florio a cessé de compter pour le championnat du monde des sports prototypes - GT, en 74 je crois. Tu imagines un peu, la P3 du Mans sur les 72 km de departementales des montagnes siciliennes, traversant voies ferrees et villages' puis longeant la mer sur dix km de ligne droite ! Avec les mamas qui regardent par le balcon de la cuisine ! c'etaient de vraies voitures de sport c'est a dire capable de rouler partout.


Et la Chaparral 2F en 1967 dans les rues étroites des villages siciliens, avec son moteur de 7 Litres et sa boite semi automatique de 3 vitesses !

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Re: Cinéma : Le Mans 66

Messagede Nuvo le 05 Nov 2020, 23:17

Chris Amon apporte un petit éclairage supplémentaire sur Le Mans 1966... une histoire de contrat de pneus !

http://www.endurance-classic.com/fr/chris-amon-part-1/

http://www.endurance-classic.com/fr/chr ... a-machine/
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Re: Cinéma : Le Mans 66

Messagede Cortese le 06 Nov 2020, 10:56

Oui on néglige souvent les problèmes de pneu du passé, parce qu'après plusieurs décennies de sport auto où les pneus étaient le problème numéro 1 (crevaisons, éclatement, déchappage...), le problème a été considéré comme réglé dans les années 50 et on vantait les vertus du progrès qui trouvait une solution définitive à tous les problèmes. Dunlop a été longtemps seul et ce fut l'âge d'or de Jim Clark, mais quand à la suite de Ford et de Chaparral (qui avait été à l'origine de la recherche systématique en ce domaine grâce à leur piste d'essai privé de Rattlesnake et qui a été à l'origine de l'élargissement subit des boudins), GoodYear et Firestone (le spécialiste d'Indianapolis) sont arrivés, ce fut une vraie révolution silencieuse, mais les équipes en Firestone (comme Ferrari) ont souvent beaucoup souffert.
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