Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

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Modérateurs: sheon, Nicklaus

Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede sheon le 01 Aoû 2017, 21:46

:lol: :lol:
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Sylphus le 01 Aoû 2017, 22:01

Rien de nouveau sous le soleil d'Amerique du sud. Comme en Afrique, la culture politique ne change pas.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede porcaro77 le 01 Aoû 2017, 22:22

sheon a écrit:Il l'a réellement soutenu, un jour ?

(eh, au fait, psst, pour info, Maduro a été élu par son peuple, hein, clin d’œil clin d’œil)

Oui il a même fait un tweet en ce sens
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Cortese le 02 Aoû 2017, 09:04

Source : Ignacio Ramonet, Janvier 2017

Depuis l’arrivée au pouvoir de Hugo Chavez, le pays a dû affronter une série d’obstacles politiques, sociaux et économiques aussi bien internes qu’externes, qui se sont accentués lors de la présidence de Nicolas Maduro. Ignacio Ramonet analyse ici l’année 2016, l’année la plus compliquée de la révolution bolivarienne.

Début 2016, pour les autorités de Caracas, la situation était très compliquée. Pour principalement trois raisons : 1) L’opposition néo libérale avait gagné les élections législatives de décembre 2015 et contrôlait l’Assemblée Nationale. 2) Le prix du pétrole, principale ressource du Venezuela, était tombé à son niveau le plus bas depuis longtemps. 3) Le président des Etats Unis, Barack Obama venait de signer un décret où le Venezuela était présenté comme une « menace non usuelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats Unis » (1).

Autrement dit, la révolution bolivarienne semblait être à la défensive sur les trois champs décisifs que sont la politique, l’économique et la géopolitique, alors que la contrerévolution, aussi bien interne qu’externe pensait avoir, enfin, à portée de main le pouvoir au Venezuela.

Tout cela dans un contexte de guerre médiatique de longue durée contre Caracas, qui avait commencé avec l’arrivée au pouvoir de Hugo Chavez en 1999 y qui s’est intensifiée à partir d’avril 2013, en atteignant des niveaux inédits de violence depuis l’élection de Maduro.

L’atmosphère de harcèlement agressif et permanent par les media se traduit pas une désinformation insidieuse sur le Venezuela qui jette le trouble même chez de nombreux amis de la révolution bolivarienne. Dans cette ère de la « post-vérité », la pratique du mensonge, de la fraude intellectuelle et de la tromperie éhontée n’est pas sanctionnée par aucune conséquence négative, que ce soit en termes de crédibilité ou d’image. Tout se vaut, tout sert dans cette « ère du relativisme post-factuel ». Même les faits et les données les plus objectifs ne sont pas pris en considération. On n’accepte pas non plus l’argument – si évident dans le cas du Venezuela – du complot, de la conjure, de la conspiration. Le nouveau discours médiatique dominant dénonce par avance et ridiculise le « prétendu complotisme » comme reprend un « récit éculé » qui ne peut qu’être rejeté avec mépris.

Début 2016, tout donc semblait très difficile pour le président du Venezuela. Au point que l’opposant acharné, et néolibéral, Henry Ramos Allup, passablement enivré avec sa majorité parlementaire, s’est permis d’affirmer dans son premier discours, en janvier 2016, comme président de l’Assemblée Nationale, qu’il allait enlever Maduro du pouvoir dans « un délai ne dépassant pas six mois ». S’inspirant sans doute du coup d’Etat institutionnel contre Dilma Roussef au Brésil, il pariait sur une victoire à un éventuel référendum qui révoquerait le président.

Les choses étaient ainsi quand le président Maduro a surpris tout le monde, dans une série magistrale de coups d’échecs que personne n’a vu venir – et qui était parfaitement légale selon la Constitution. Il a rénové, comme celle-ci le lui autorise, les membres du Tribunal Suprême de Justice (TSJ), organe supérieur du pouvoir judiciaire, dont la « Salle Constitutionnelle » a le dernier mot en matière d’interprétation de la Constitution.

Aveuglée par sa superbe, l’opposition a alors commis deux erreurs majeures : elle a décidé d’ignore les avertissements du TSJ, en acceptant que siègent à l’assemblée trois députés de l’Etat d’Amazonie dont l’élection, en décembre 2015, avait été suspendue pour cause d’irrégularités. Face à cet affront, le TSJ n’a pu que décréter que la présence de ces trois députés « non élus régulièrement » enlève toute validité aux décisions de l’assemblée. Le TSJ a en fait jugé que l’Assemblée était en état de désobéissance et que, par conséquent, « toutes ses décisions seront considérées comme étant nulles ». En raison de ses propres erreurs, non seulement l’Assemblée Nationale n’a pas réussi à légiférer, ni à exercer son contrôle sur le gouvernement, mais, comme le reconnaissent de prestigieux spécialistes de droit constitutionnel, elle s’est elle-même annihilée, elle a dilapidé son pouvoir et s’est, en fait, auto dissoute (2). Telle fut la première grande victoria de Nicolas Maduro en 2016.

Obsédée par son désir de renverser le président, l’opposition a aussi décidé d’ignorer les conditions légales (article 72 de la Constitution) – en l’occurrence, les étapes à suivre, telles qu’elles sont consignées dans la règlementation – lorsqu’elle a voulu lancer, en 2016, un referendum demandant la révocation du président (3). Un autre fracassant échec pour elle. Et une autre victoire de Nicolas Maduro.

Même ainsi, il est arrivé un moment, en mars-avril 2016, où tout s’est énormément compliqué. Aux coups de boutoir habituels des forces hostiles à la révolution bolivarienne est venue s’ajouter une sécheresse exceptionnelle, la deuxième en importance depuis 1950, accompagnée de chaleurs extrêmes, dues au phénomène El Niño. Au Venezuela, 70% de l’énergie électrique est fournie par les barrages, la principale centrale hydroélectrique étant celle du Guri, dont le niveau a été réduit au minimum, faute de pluies.

La contrerévolution a essayé de tirer parti de la situation pour multiplier les sabotages électriques, en cherchant à créer le chaos énergétique, le mécontentement social et susciter des mouvements de protestation. Le danger était particulièrement grand, au problème électrique s’ajoutant, du fait de la sécheresse persistante, le manque d’eau potable.

Le président Maduro a toutefois agi à nouveau avec célérité, en adoptant des mesures drastiques : il décida de substituer des millions de lampes à incandescence par d’autres, beaucoup moins gourmandes en électricité ; il donna l’ordre de remplacer les vieux appareils d’air conditionné par de nouveaux, également moins gourmands ; il décréta la mi-journée de travail dans l’administration publique et un plan spécial de limitation de la consommation électrique et d’eau.

Il parvint ainsi, grâce à ces mesures audacieuses, à éviter une crise énergétique majeure (4), tout en obtenant une de ses victoires les plus populaires de l’année 2016.

Un changement de paradigme

Un autre problème important, peut-être le plus grave, auquel a dû faire face le gouvernement – conséquence en partie de la guerre économique contre la révolution bolivarienne – est celui de l’approvisionnement alimentaire. Il faut se rappeler qu’avant 1999, 65% des vénézuéliens vivaient dans la pauvreté. Sur dix vénézuéliens, seulement trois consommaient régulièrement de la viande, du poulet, du café, du lait,… Pendant les seize dernières années, la consommation alimentaire a littéralement explosé, faisant un bond de 80%, grâce à l’investissement social massif par la révolution.

Ce changement structurel explique, à lui tout seul, pourquoi la production nationale d’aliments, bien plus importante de ce que l’on croit (5), s’est trouvée être insuffisante.

La demande ayant augmenté massivement, la spéculation s’est déchaînée. Face à une offre structurellement limitée, les prix ont augmenté de manière vertigineuse, le marché noir explosant littéralement. Beaucoup de personnes achetaient les produits subventionnés par le gouvernement pour les revendre à des prix bien plus élevés (le « bachaqueo »). Certains allaient même jusqu’à les « exporter » dans les pays voisins (Colombie, Brésil) où ils les revendaient pour le double ou le triple de leur prix subventionné. Privant ainsi de ces produits les plus humbles, et le pays de ses dollars, devenus plus rares avec l’effondrement du prix du pétrole. Une telle situation scandaleuse ne pouvait durer.

Une fois de plus, le président Maduro a décidé d’agir avec fermeté. Il a d’abord – point très important – changé la philosophie de l’aide sociale. Il commença par corriger une erreur majeure qui se commettait au Venezuela depuis des lustres. Il décida que l’Etat, au lieu de subventionner les produits, ne subventionnerait plus que les personnes, de sorte que les pauvres, ceux qui en ont réellement besoin, soient les seuls à avoir accès aux produits subventionnes. Pour tous les autres, les produits se vendent au prix du marché. Ce qui évite la spéculation et le « bachaqueo » (6).

La seconde mesure décisive du président fut l’annonce que tout allait être fait pour changer le caractère économique du pays, pour qu’il passe d’un « modèle de rente » à un « modèle productif ». Il définit à cet effet « quinze moteurs » (7) pour réanimer l’activité économique, aussi bien du secteur privé que du secteur public et de l’économie communautaire.

Ces deux décisions essentielles se sont matérialisées par la création des CLAP (Comités Locaux d’Approvisionnement et de Production), une nouvelle forme d’organisation populaire. Les représentants des communautés organisées fournissent, à un prix réglementé, des colis de biens alimentaires. Beaucoup d’entre eux proviennent d’une nouvelle production nationale. Les CLAP devraient approvisionner, dans les prochains mois de 2017, environ quatre millions de familles modestes. On peut voir là une autre grande victoire du président Maduro.

L’investissement social

Una autre victoire, non des moindres, de cette année 2016, si difficile, est constituée par le record en matière d’investissement social, qui a atteint 71,4% du budget du pays. Un record mondial. Aucun autre pays de la planète consacre presque les trois quarts de son budget à l’investissement social.

En ce qui concerne la santé, par exemple, le nombre d’établissements hospitaliers a été multiplié par 3,5 depuis 1999. Et l’investissement dans un nouveau modèle humain de santé publique a été multiplié par dix.

La Misión Barrio Adentro (« mission au cœur des quartiers ») – qui a pour objectif de s’occuper des malades dans les aires urbaines les plus humbles – a réalisé presque 800 millions de consultations et sauvé la vie à un million et demi de personnes. Huit Etats ont ainsi été couverts à 100% en 2016, alors que l’objectif était de six.

Une autre victoire sociale fondamentale, non mentionnée par les grands média, concerne les retraites. Avant la révolution, à peine 19% des retraités recevaient une pension, les autres subsistaient souvent dans la misère ou en étant à la charge de leurs familles. En 2016, le pourcentage de retraités qui reçoivent une pension, même s’ils n’ont pas cotisé pendant leur vie active, a atteint les 90%. Un record en Amérique du Sud.

Une autre victoire du même ordre – et que les grands média se gardent bien, aussi, de mentionner – est celle obtenue par la Mission Logement qui est chargé de construire des logements sociaux, à un prix réglementé, pour les familles modestes.

En 2016, elle a construit 359.000 logements – à titre de comparaison, un pays développé comme la France n’a construit, en 2015, que 109.000 logements sociaux. Se rajoutent à cela les 335.000 logements réhabilités dans le cadre de la Mision Barrio Nuevo Tricolor , qui a attiré les éloges du célèbre architecte Frank Gehry, auteur entre autres du Musée Guggenheim de Bilbao et du Musée Louis Vuitton de Paris. Au point qu’il a déclaré vouloir s’y impliquer. Soit presque 700.000 logements sociaux construits ou rénovés en 2016. Un nombre sans équivalent dans le monde

Depuis le début de son mandat, en 2013, le président Maduro a déjà remis près d’un million et demi de logements à des familles modestes. Un record mondial passé sous silence par tous les médias hostiles à la révolution bolivarienne. Et que beaucoup de ses amis oublient parfois de mentionner.

Des liens internationaux

Rappelons, pour finir, quelques unes des brillantes victoires obtenues sur le plan géopolitique. Avoir empêché, par exemple, que l’Organisation des Etats Américains (OEA), dominée par Washington, condamne Caracas comme le prétendait son secrétaire général, Luis Almagro, qui invoquait la « Charte Démocratique » contre le Venezuela.

Ou bien le succès du XVIIème sommet du Mouvement des Pays Non Alignés (MNOAL) réalisé en septembre 2016 dans le Centre de Conventions Hugo Chavez de l’île Margarita, avec la présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement, les représentants de cent vingt pays ayant manifesté leur solidarité avec le Venezuela.

Pour finir, rappelons le rôle important du président Maduro, qui a effectué de nombreuses tournée internationales dans ce cadre, dans la réussite inespérée d’un accord entre pays OPEP et non-OPEP pour la réduction concertée des exportations de pétrole. Accord qui, signé fin novembre 2016, a freiné la chute du prix du pétrole qui, de 24 dollars en janvier est passé au-dessus des 45 dollars fin décembre 2015.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede porcaro77 le 02 Aoû 2017, 09:18

Un bon gars ke Maduro donc ?
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Waddle le 02 Aoû 2017, 11:19

Cortese a écrit:
Source : Ignacio Ramonet, Janvier 2017

Depuis l’arrivée au pouvoir de Hugo Chavez, le pays a dû affronter une série d’obstacles politiques, sociaux et économiques aussi bien internes qu’externes, qui se sont accentués lors de la présidence de Nicolas Maduro. Ignacio Ramonet analyse ici l’année 2016, l’année la plus compliquée de la révolution bolivarienne.

Début 2016, pour les autorités de Caracas, la situation était très compliquée. Pour principalement trois raisons : 1) L’opposition néo libérale avait gagné les élections législatives de décembre 2015 et contrôlait l’Assemblée Nationale. 2) Le prix du pétrole, principale ressource du Venezuela, était tombé à son niveau le plus bas depuis longtemps. 3) Le président des Etats Unis, Barack Obama venait de signer un décret où le Venezuela était présenté comme une « menace non usuelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats Unis » (1).

Autrement dit, la révolution bolivarienne semblait être à la défensive sur les trois champs décisifs que sont la politique, l’économique et la géopolitique, alors que la contrerévolution, aussi bien interne qu’externe pensait avoir, enfin, à portée de main le pouvoir au Venezuela.

Tout cela dans un contexte de guerre médiatique de longue durée contre Caracas, qui avait commencé avec l’arrivée au pouvoir de Hugo Chavez en 1999 y qui s’est intensifiée à partir d’avril 2013, en atteignant des niveaux inédits de violence depuis l’élection de Maduro.

L’atmosphère de harcèlement agressif et permanent par les media se traduit pas une désinformation insidieuse sur le Venezuela qui jette le trouble même chez de nombreux amis de la révolution bolivarienne. Dans cette ère de la « post-vérité », la pratique du mensonge, de la fraude intellectuelle et de la tromperie éhontée n’est pas sanctionnée par aucune conséquence négative, que ce soit en termes de crédibilité ou d’image. Tout se vaut, tout sert dans cette « ère du relativisme post-factuel ». Même les faits et les données les plus objectifs ne sont pas pris en considération. On n’accepte pas non plus l’argument – si évident dans le cas du Venezuela – du complot, de la conjure, de la conspiration. Le nouveau discours médiatique dominant dénonce par avance et ridiculise le « prétendu complotisme » comme reprend un « récit éculé » qui ne peut qu’être rejeté avec mépris.

Début 2016, tout donc semblait très difficile pour le président du Venezuela. Au point que l’opposant acharné, et néolibéral, Henry Ramos Allup, passablement enivré avec sa majorité parlementaire, s’est permis d’affirmer dans son premier discours, en janvier 2016, comme président de l’Assemblée Nationale, qu’il allait enlever Maduro du pouvoir dans « un délai ne dépassant pas six mois ». S’inspirant sans doute du coup d’Etat institutionnel contre Dilma Roussef au Brésil, il pariait sur une victoire à un éventuel référendum qui révoquerait le président.

Les choses étaient ainsi quand le président Maduro a surpris tout le monde, dans une série magistrale de coups d’échecs que personne n’a vu venir – et qui était parfaitement légale selon la Constitution. Il a rénové, comme celle-ci le lui autorise, les membres du Tribunal Suprême de Justice (TSJ), organe supérieur du pouvoir judiciaire, dont la « Salle Constitutionnelle » a le dernier mot en matière d’interprétation de la Constitution.

Aveuglée par sa superbe, l’opposition a alors commis deux erreurs majeures : elle a décidé d’ignore les avertissements du TSJ, en acceptant que siègent à l’assemblée trois députés de l’Etat d’Amazonie dont l’élection, en décembre 2015, avait été suspendue pour cause d’irrégularités. Face à cet affront, le TSJ n’a pu que décréter que la présence de ces trois députés « non élus régulièrement » enlève toute validité aux décisions de l’assemblée. Le TSJ a en fait jugé que l’Assemblée était en état de désobéissance et que, par conséquent, « toutes ses décisions seront considérées comme étant nulles ». En raison de ses propres erreurs, non seulement l’Assemblée Nationale n’a pas réussi à légiférer, ni à exercer son contrôle sur le gouvernement, mais, comme le reconnaissent de prestigieux spécialistes de droit constitutionnel, elle s’est elle-même annihilée, elle a dilapidé son pouvoir et s’est, en fait, auto dissoute (2). Telle fut la première grande victoria de Nicolas Maduro en 2016.

Obsédée par son désir de renverser le président, l’opposition a aussi décidé d’ignorer les conditions légales (article 72 de la Constitution) – en l’occurrence, les étapes à suivre, telles qu’elles sont consignées dans la règlementation – lorsqu’elle a voulu lancer, en 2016, un referendum demandant la révocation du président (3). Un autre fracassant échec pour elle. Et une autre victoire de Nicolas Maduro.

Même ainsi, il est arrivé un moment, en mars-avril 2016, où tout s’est énormément compliqué. Aux coups de boutoir habituels des forces hostiles à la révolution bolivarienne est venue s’ajouter une sécheresse exceptionnelle, la deuxième en importance depuis 1950, accompagnée de chaleurs extrêmes, dues au phénomène El Niño. Au Venezuela, 70% de l’énergie électrique est fournie par les barrages, la principale centrale hydroélectrique étant celle du Guri, dont le niveau a été réduit au minimum, faute de pluies.

La contrerévolution a essayé de tirer parti de la situation pour multiplier les sabotages électriques, en cherchant à créer le chaos énergétique, le mécontentement social et susciter des mouvements de protestation. Le danger était particulièrement grand, au problème électrique s’ajoutant, du fait de la sécheresse persistante, le manque d’eau potable.

Le président Maduro a toutefois agi à nouveau avec célérité, en adoptant des mesures drastiques : il décida de substituer des millions de lampes à incandescence par d’autres, beaucoup moins gourmandes en électricité ; il donna l’ordre de remplacer les vieux appareils d’air conditionné par de nouveaux, également moins gourmands ; il décréta la mi-journée de travail dans l’administration publique et un plan spécial de limitation de la consommation électrique et d’eau.

Il parvint ainsi, grâce à ces mesures audacieuses, à éviter une crise énergétique majeure (4), tout en obtenant une de ses victoires les plus populaires de l’année 2016.

Un changement de paradigme

Un autre problème important, peut-être le plus grave, auquel a dû faire face le gouvernement – conséquence en partie de la guerre économique contre la révolution bolivarienne – est celui de l’approvisionnement alimentaire. Il faut se rappeler qu’avant 1999, 65% des vénézuéliens vivaient dans la pauvreté. Sur dix vénézuéliens, seulement trois consommaient régulièrement de la viande, du poulet, du café, du lait,… Pendant les seize dernières années, la consommation alimentaire a littéralement explosé, faisant un bond de 80%, grâce à l’investissement social massif par la révolution.

Ce changement structurel explique, à lui tout seul, pourquoi la production nationale d’aliments, bien plus importante de ce que l’on croit (5), s’est trouvée être insuffisante.

La demande ayant augmenté massivement, la spéculation s’est déchaînée. Face à une offre structurellement limitée, les prix ont augmenté de manière vertigineuse, le marché noir explosant littéralement. Beaucoup de personnes achetaient les produits subventionnés par le gouvernement pour les revendre à des prix bien plus élevés (le « bachaqueo »). Certains allaient même jusqu’à les « exporter » dans les pays voisins (Colombie, Brésil) où ils les revendaient pour le double ou le triple de leur prix subventionné. Privant ainsi de ces produits les plus humbles, et le pays de ses dollars, devenus plus rares avec l’effondrement du prix du pétrole. Une telle situation scandaleuse ne pouvait durer.

Une fois de plus, le président Maduro a décidé d’agir avec fermeté. Il a d’abord – point très important – changé la philosophie de l’aide sociale. Il commença par corriger une erreur majeure qui se commettait au Venezuela depuis des lustres. Il décida que l’Etat, au lieu de subventionner les produits, ne subventionnerait plus que les personnes, de sorte que les pauvres, ceux qui en ont réellement besoin, soient les seuls à avoir accès aux produits subventionnes. Pour tous les autres, les produits se vendent au prix du marché. Ce qui évite la spéculation et le « bachaqueo » (6).

La seconde mesure décisive du président fut l’annonce que tout allait être fait pour changer le caractère économique du pays, pour qu’il passe d’un « modèle de rente » à un « modèle productif ». Il définit à cet effet « quinze moteurs » (7) pour réanimer l’activité économique, aussi bien du secteur privé que du secteur public et de l’économie communautaire.

Ces deux décisions essentielles se sont matérialisées par la création des CLAP (Comités Locaux d’Approvisionnement et de Production), une nouvelle forme d’organisation populaire. Les représentants des communautés organisées fournissent, à un prix réglementé, des colis de biens alimentaires. Beaucoup d’entre eux proviennent d’une nouvelle production nationale. Les CLAP devraient approvisionner, dans les prochains mois de 2017, environ quatre millions de familles modestes. On peut voir là une autre grande victoire du président Maduro.

L’investissement social

Una autre victoire, non des moindres, de cette année 2016, si difficile, est constituée par le record en matière d’investissement social, qui a atteint 71,4% du budget du pays. Un record mondial. Aucun autre pays de la planète consacre presque les trois quarts de son budget à l’investissement social.

En ce qui concerne la santé, par exemple, le nombre d’établissements hospitaliers a été multiplié par 3,5 depuis 1999. Et l’investissement dans un nouveau modèle humain de santé publique a été multiplié par dix.

La Misión Barrio Adentro (« mission au cœur des quartiers ») – qui a pour objectif de s’occuper des malades dans les aires urbaines les plus humbles – a réalisé presque 800 millions de consultations et sauvé la vie à un million et demi de personnes. Huit Etats ont ainsi été couverts à 100% en 2016, alors que l’objectif était de six.

Une autre victoire sociale fondamentale, non mentionnée par les grands média, concerne les retraites. Avant la révolution, à peine 19% des retraités recevaient une pension, les autres subsistaient souvent dans la misère ou en étant à la charge de leurs familles. En 2016, le pourcentage de retraités qui reçoivent une pension, même s’ils n’ont pas cotisé pendant leur vie active, a atteint les 90%. Un record en Amérique du Sud.

Une autre victoire du même ordre – et que les grands média se gardent bien, aussi, de mentionner – est celle obtenue par la Mission Logement qui est chargé de construire des logements sociaux, à un prix réglementé, pour les familles modestes.

En 2016, elle a construit 359.000 logements – à titre de comparaison, un pays développé comme la France n’a construit, en 2015, que 109.000 logements sociaux. Se rajoutent à cela les 335.000 logements réhabilités dans le cadre de la Mision Barrio Nuevo Tricolor , qui a attiré les éloges du célèbre architecte Frank Gehry, auteur entre autres du Musée Guggenheim de Bilbao et du Musée Louis Vuitton de Paris. Au point qu’il a déclaré vouloir s’y impliquer. Soit presque 700.000 logements sociaux construits ou rénovés en 2016. Un nombre sans équivalent dans le monde

Depuis le début de son mandat, en 2013, le président Maduro a déjà remis près d’un million et demi de logements à des familles modestes. Un record mondial passé sous silence par tous les médias hostiles à la révolution bolivarienne. Et que beaucoup de ses amis oublient parfois de mentionner.

Des liens internationaux

Rappelons, pour finir, quelques unes des brillantes victoires obtenues sur le plan géopolitique. Avoir empêché, par exemple, que l’Organisation des Etats Américains (OEA), dominée par Washington, condamne Caracas comme le prétendait son secrétaire général, Luis Almagro, qui invoquait la « Charte Démocratique » contre le Venezuela.

Ou bien le succès du XVIIème sommet du Mouvement des Pays Non Alignés (MNOAL) réalisé en septembre 2016 dans le Centre de Conventions Hugo Chavez de l’île Margarita, avec la présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement, les représentants de cent vingt pays ayant manifesté leur solidarité avec le Venezuela.

Pour finir, rappelons le rôle important du président Maduro, qui a effectué de nombreuses tournée internationales dans ce cadre, dans la réussite inespérée d’un accord entre pays OPEP et non-OPEP pour la réduction concertée des exportations de pétrole. Accord qui, signé fin novembre 2016, a freiné la chute du prix du pétrole qui, de 24 dollars en janvier est passé au-dessus des 45 dollars fin décembre 2015.

Merci Corteste. Ça me donne une autre image du président Maduro que je ne connaissais pas du tout.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Cortese le 02 Aoû 2017, 19:16

porcaro77 a écrit:Un bon gars ke Maduro donc ?

Comment peut on en douter.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Nicklaus le 02 Aoû 2017, 19:17

Faut demander à la majorité des vénézuéliens qui ont envie de l'étriper.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Cortese le 02 Aoû 2017, 19:25

Nicklaus a écrit:Faut demander à la majorité des vénézuéliens
riches
Nicklaus a écrit:qui ont envie de l'étriper.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Nicklaus le 02 Aoû 2017, 19:25

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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Nicklaus le 02 Aoû 2017, 19:27

Cortese a écrit:
Nicklaus a écrit:Faut demander à la majorité des vénézuéliens
riches
Nicklaus a écrit:qui ont envie de l'étriper.

Ah ! les 3/4 des habitants sont riches là bas ? Première nouvelle.

Sans doute un complot de Dark Vador.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Cortese le 02 Aoû 2017, 19:34

Nicklaus a écrit:
Cortese a écrit:
Nicklaus a écrit:Faut demander à la majorité des vénézuéliens
riches
Nicklaus a écrit:qui ont envie de l'étriper.

Ah ! les 3/4 des habitants sont riches là bas ? Première nouvelle.

Sans doute un complot de Dark Vador.

Non mais les pauvres sont des cons sinon ils ne seraient pas pauvres.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Ghinzani le 02 Aoû 2017, 19:40

On voit chez nous les dégâts de 35 ans de socialisme....
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Shoemaker le 02 Aoû 2017, 19:40

La position de Nicklaus sur le Vénézuela par exemple, est très intéressante.
Le Front National (dont il est ici un porte-voix, et ce n'est pas un reproche, loin de là), se prévaut souvent d'une position géostratégique anti USA, anti Néolibérale, etc.
Et que voyons-nous dans le cas exemplaire du Vénézuela ? Le FN est aligné à fond sur les positions US et néolibérales, sans états d'âme.
C'est exactement comme pour l'Euro, l'UE... : Ce qui était péniblement caché, est maintenant étalé sur la place publique : le FN est pro Euro et pro UE certainement dans une très grosse proportion. Voir l'isolement de Philippot. CQFD.

Cela dit, la France Insoumise aussi, et c'est plus grave, est relativement décevante concernant le Vénézuela. Quand tout allait bien, Mélenchon ne tarissait pas d'éloge sur Chavez, etc. Puis, peu à peu, alors que la situation du Vénézuela se détériorait entre autre à cause des coups de boutoir de la droite pro US et de la propagande médiatique que l'on sait, les positions se délitent. La fameuse nénette, la femme de Corbière, Raquel ???, qui va aller faire la clown chez Ardisson, se défendait pathétiquement, la pauvre, d'apporter un quelconque soutien à Maduro, lors d'une interview. Elle avait presque honte que dans le temps, Merluche était le copain de Chavez...
C'est dur, la politique...
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Messagede Ghinzani le 02 Aoû 2017, 19:50

Ne rougis pas de tes semblables lorsque tu te retrouves dans le monde.
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Messagede Hugues le 02 Aoû 2017, 20:12

Cortese a écrit:
Nicklaus a écrit:Faut demander à la majorité des vénézuéliens
riches
Nicklaus a écrit:qui ont envie de l'étriper.


:D :good :good :prost:

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Messagede Shoemaker le 02 Aoû 2017, 20:13

moi, de plus en plus, c'est l'Humanité entière qui me fait "rougir de honte".
Pas un pour sauver l'autre.
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Messagede Ghinzani le 02 Aoû 2017, 20:17

Ayn Rand revient à la mode...
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Hugues le 02 Aoû 2017, 20:24

Ghinzani, si tu pouvais développer ta pensée en plus de 140 caractères.
Ca pourrait être (plus) intéressant, non? Pour toi pour être mieux compris. Pour nous pour mieux comprendre ce que tu sous-entend.
C'est que j'ai l'impression que tu fais des économies de frappes de touche depuis quelques temps. :D (Tu crains de casser ton clavier ? )


Quant à dire qu'elle revient à la mode. Elle est sans interruption une des voix de la pensée dominante hélas depuis 40 ans.

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Messagede Ghinzani le 02 Aoû 2017, 20:31

Hugues a écrit:Ghinzani, si tu pouvais développer ta pensée en plus de 140 caractères.
Ca pourrait être (plus) intéressant, non? Pour toi pour être mieux compris. Pour nous pour mieux comprendre ce que tu sous-entend.
C'est que j'ai l'impression que tu fais des économies de frappes de touche depuis quelques temps. :D (Tu crains de casser ton clavier ? )


Quant à dire qu'elle revient à la mode. Elle est sans interruption une des voix de la pensée dominante hélas depuis 40 ans.

Hugues

Je me lasse de tes reproches incessants..
On a un point en commun : on ne s'entend pas... non pas uniquement par approche ou point de vue différent dur tel ou tel sujet mais c'est comme ça : on ne se sent pas.
La seule différence ou changement de ma part est que j'ai décidé ( pour le bien de tous ici) d'éviter la confrontation qui est stérile car non constructive nous concernant.
Le mieux serait que tu en fasses de même.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Maschum le 02 Aoû 2017, 20:37

Sans être fan de Ghinzani, et bien que j'apprécie Hugo (que je charie souvent, mais bon, c'est la forme qui m'emmerde, il sait) et là justement : Hugues qui fait des posts de 140 "lignes", 15 vidéos, 9 liens web, totalement imbittable pour 90% des gens qui reproche à Ghinzani de faire des messages trop court...

C'est marrant :D :o
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Hugues le 02 Aoû 2017, 20:48

Ghinzani a écrit:
Hugues a écrit:Ghinzani, si tu pouvais développer ta pensée en plus de 140 caractères.
Ca pourrait être (plus) intéressant, non? Pour toi pour être mieux compris. Pour nous pour mieux comprendre ce que tu sous-entend.
C'est que j'ai l'impression que tu fais des économies de frappes de touche depuis quelques temps. :D (Tu crains de casser ton clavier ? )


Quant à dire qu'elle revient à la mode. Elle est sans interruption une des voix de la pensée dominante hélas depuis 40 ans.

Hugues

Je me lasse de tes reproches incessants..
On a un point en commun : on ne s'entend pas... non pas uniquement par approche ou point de vue différent dur tel ou tel sujet mais c'est comme ça : on ne se sent pas.
La seule différence ou changement de ma part est que j'ai décidé ( pour le bien de tous ici) d'éviter la confrontation qui est stérile car non constructive nous concernant.
Le mieux serait que tu en fasses de même.


Non, non tu fais erreur: tu ne t'entends pas avec moi. C'est tout.

Je ne cherche pas la confrontation, et ne l'ai jamais cherché, je t'invite seulement à te relire comme si tu n'étais pas l'auteur de tes mesages et te mettre à la place de quelqu'un d'autre qui lit tes dernières interventions.

Il n'y avait que de la bienveillance dans mon message, c'était pour que tu sois mieux compris.
C'est dommage de choisir de le prendre mal.

T'inviter à t'exprimer plus, c'est se confronter à toi, c'est te reprocher ta participation? Au contraire.

Hugues
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Ghinzani le 02 Aoû 2017, 20:57

Hugues a écrit:
Ghinzani a écrit:
Hugues a écrit:Ghinzani, si tu pouvais développer ta pensée en plus de 140 caractères.
Ca pourrait être (plus) intéressant, non? Pour toi pour être mieux compris. Pour nous pour mieux comprendre ce que tu sous-entend.
C'est que j'ai l'impression que tu fais des économies de frappes de touche depuis quelques temps. :D (Tu crains de casser ton clavier ? )


Quant à dire qu'elle revient à la mode. Elle est sans interruption une des voix de la pensée dominante hélas depuis 40 ans.

Hugues

Je me lasse de tes reproches incessants..
On a un point en commun : on ne s'entend pas... non pas uniquement par approche ou point de vue différent dur tel ou tel sujet mais c'est comme ça : on ne se sent pas.
La seule différence ou changement de ma part est que j'ai décidé ( pour le bien de tous ici) d'éviter la confrontation qui est stérile car non constructive nous concernant.
Le mieux serait que tu en fasses de même.


Non, non tu fais erreur: tu ne t'entends pas avec moi.

Je ne cherche pas la confrontation, et ne l'ai jamais cherché, je t'invite seulement à te relire comme si tu n'étais pas l'auteur de tes mesages et te mettre à la place de quelqu'un d'autre qui lit tes dernières interventions.

Il n'y avait que de la bienveillance dans mon message, c'était pour que tu sois mieux compris.
C'est dommage de choisir de le prendre mal.

T'inviter à t'exprimer plus c'est se confronter à toi, c'est te reprocher ta participation? Au contraire.

Hugues

Chacun son ressenti et ses convictions.
Toi tu aimes que certains trébuchent et tu n'as aucune compréhension pour tout qui ne pense pas comme toi. Je te lis et observe cela avec plusieurs forumistes.
Moi, par exemple, j'aime échanger des idées avec Shoe et pourtant que de différences sur beaucoup de sujets dont Israël notamment.
On essaie de se comprendre sans se piéger.
Je respecte totalement son approche et serait plus open avec lui.. c'est comme cela, c'est le feeling.
Je suis bien plus paisible et pacifique que tu ne l'imagines mais j'ai cessé de discuter avec des gens de ton style.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Hugues le 02 Aoû 2017, 21:23

(Si on pouvait continuer cette discussion en privé plutôt que d'embêter les gens avec cet échange. Enfin comme tu veux)


Toi tu aimes que certains trébuchent et tu n'as aucune compréhension pour tout qui ne pense pas comme toi. Je te lis et observe cela avec plusieurs forumistes.


Lire ça c'est un peu pour moi l'échec de 18 ans d'investissement dans ce lieu ou son ancêtre.

L'effort a justement été ici d'offrir une expression à tous.
L'effort a justement été d'essayer de comprendre tout à chacun (qui voulait au moins discuter) dans un affrontement pour agir de la manière la plus juste possible.
Et ce en dépit des insultes et des noms d'oiseau afférant au rôle. Et au fait que tout bord verrait forcément que la modération ferait mal le travail, puisqu'on ne choisit aucun bord, puisqu'on choisirait l'échange plutôt que la sanction.

Lire ça c'est donc l'absurde le plus total.
Donc, maintenant, je comprends mieux le dialogue de sourd.
Ce n'est pas à moi que tu parles, mais à quelqu'un que tu imagines.
"Des gens de [mon] style." Mais lis moi donc au lieu de m'imaginer.


Donc je renouvelle mon invitation, qui partait d'un bon sentiment.

Tu disais "On a vu chez nous ce que ça faisait 35 ans de socialisme".
Pour 95 ou 99% des gens qui ne vivent pas chez toi, on aurait été heureux de savoir de quoi tu parlais.

Ca vaut pour d'autres interventions. J'aimerais en lire plus.

Après, libre à toi de croire que tous mes mots reviennent à te vouloir du mal.

Hugues

PS: La seule chose que tu peux me reprocher, et tu m'en fais grief : le fait que parfois j'ai démontré que tu refusais justement de débattre des idées et que tu le fuyais pour ne pas changer d'avis quand s'effondrait ton argumentation. Et ce contrairement à l'impression que tu voudrais, que l'on ait de toi (et encore dans le dernier message), mais avec si peu d'habileté qu'on en voit les coutures.
Il reste qu'en général, mes interventions envers toi, sont tout à fait bienveillantes.
Il faudra bien que tu finisses par t'en apercevoir, après tout je suis là pour rester.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Hugues le 02 Aoû 2017, 22:50



Puisqu'on a la propagande atlantiste (Le Monde :roll: sous couvert de son objectivité passée, une orientation manifeste)
autant écouter la version vénézuelienne...

Pour se faire sa propre idée, à partir des deux versions.


Malheureusement c'est en Espagnol, il n'y a pas un perroquet français comme pour Le Monde, et donc bien évidemment ce sera moins diffusé.

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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Cortese le 02 Aoû 2017, 22:55

C'est comme ça depuis un siècle, hein. Rien ne change. Il n'y a eu que les Soviétiques pour arrêter le bâton pendant un temps.

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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Shoemaker le 03 Aoû 2017, 11:01

"Je ne comprends pas pourquoi Maduro ne s'empresse pas d'adopter la constitution de l'Arabie Saoudite pour satisfaire le gouvernement des Etats-Unis" -
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Messagede Ghinzani le 03 Aoû 2017, 11:24

Shoemaker a écrit: "Je ne comprends pas pourquoi Maduro ne s'empresse pas d'adopter la constitution de l'Arabie Saoudite pour satisfaire le gouvernement des Etats-Unis" -
Julian Assange

:D
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Waddle le 03 Aoû 2017, 15:48

Shoemaker a écrit: "Je ne comprends pas pourquoi Maduro ne s'empresse pas d'adopter la constitution de l'Arabie Saoudite pour satisfaire le gouvernement des Etats-Unis" -
Julian Assange

Excellent :-D

Sinon il y a Caroline Fourest qui a écrit un papier dans Marianne pour fustiger Maduro. Ce qui ne fait que confirmer que cet homme doit être bien brave.
"La citoyenneté réduite au droit du sang consiste à dire que la République est génétique et non pas spirituelle", Waddle, 2013.

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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Sylphus le 04 Aoû 2017, 09:05

Ghinzani a écrit:Moi, par exemple, j'aime échanger des idées avec Shoe et pourtant que de différences sur beaucoup de sujets dont Israël notamment.


C'était bien de le préciser, on n'avait pas remarqué...
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede sheon le 04 Aoû 2017, 09:27

:lol:
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Shoemaker le 04 Aoû 2017, 11:44

:D
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Shoemaker le 04 Aoû 2017, 15:28

"c'est quoi le blues". Toujours les mêmes histoires, celles qui font vaciller les mondes et les empires.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Waddle le 08 Aoû 2017, 10:42

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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Waddle le 08 Aoû 2017, 10:43

Shoemaker a écrit:http://www.les-crises.fr/venezuela-lanalyse-de-maurice-lemoine/

Intéressant le gars. Mais sur la forme, il est vraiment trop parti pris. Bon c'est un détail hein, le camp d'en face ne s'embarrasse pas de ce genre de choses.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Nicklaus le 08 Aoû 2017, 10:58


Et ça change quoi au fait que maduro soit un sale type ?
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Hugues le 08 Aoû 2017, 11:03

Un fait que tu n'as pas démontré Nicklaus :P

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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Waddle le 08 Aoû 2017, 11:13

Nicklaus a écrit:Et ça change quoi au fait que maduro soit un sale type ?

Tu n'en sais rien.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Nicklaus le 08 Aoû 2017, 11:14

Hugues a écrit:Un fait que tu n'as pas démontré Nicklaus :P

Hugues

Quel fait ? Que le Venezuela a beaucoup de pétrole difficilement exploitable ? La belle affaire. C'est quoi le but de Waddle de ressortir cet article de 2011 ? Dire que le bordel là bas, c'est dû aux méchants ricains qui veulent le pétrole ? Mais bien sûr. :lol:
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Waddle le 08 Aoû 2017, 11:16

Nicklaus a écrit:
Hugues a écrit:Un fait que tu n'as pas démontré Nicklaus :P

Hugues

Quel fait ? Que le Venezuela a beaucoup de pétrole difficilement exploitable ? La belle affaire. C'est quoi le but de Waddle de ressortir cet article de 2011 ? Dire que le bordel là bas, c'est dû aux méchants ricains qui veulent le pétrole ? Mais bien sûr. :lol:

C'est juste dire que tous les grands pays pétroliers qui ne sont pas alignés sur les USA ont des problèmes.
Ensuite au Venezuela, ce n'est un secret pour personne (hors Nicklaus) que les américains n'ont jamais cessé d'être à l'oeuvre pour déstabiliser autant que possible le pouvoir qui lui est hostile.
Evidemment ça n'explique pas tout, mais une bonne partie des enjeux est là.
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Re: Amérique Latine Chavez, Castro, Lula, Morales et les autres

Messagede Nicklaus le 08 Aoû 2017, 11:19

Mais on s'en branle des USA qui veulent le pétrole. Ce ne sont pas eux qui ont géré le pays n'importe comment en se basant uniquement sur le pétrole sans se soucier de la chute des cours. C'est Trump qui a mis un taulard aux commandes de la justice ? Non, c'est maduro. Et c'est un exemple parmi 3 milliards.
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