Affaires judiciaires et diffamations extra-jud. Allen-Farrow

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 19 Jan 2018, 17:51

Les 100 personnes les plus puissantes et influentes du monde en 2008 selon TIME Magazine:
http://content.time.com/time/specials/2007/article/0,28804,1733748_1733756_1735264,00.html

...:

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 22 Jan 2018, 10:19

Samantha Geimer : « Toute cette haine, cette revanche, ne guériront pas les femmes »

Tribune. On peut être surpris de me voir signer ou approuver une tribune critiquant le mouvement #metoo. Je suis une féministe, défendant les droits des victimes, et l’on me connaît d’ailleurs surtout pour avoir été moi-même victime d’un viol. Mais laissez-moi vous expliquer pourquoi je suis entièrement d’accord avec la tribune « Nous défendons une liberté d’importuner », [signée, entre autres, par Catherine Deneuve, Catherine Millet et Ingrid Caven].



:good

Comme c'est actuellement payant, la tribune est lisible dans sa version anglaise gratuitement.

https://samanthageimer.wordpress.com/2018/01/22/freedom-and-equality-require-risk-and-responsibility/


It may seem surprising that I would sign or endorse a letter criticizing the #MeToo movement. [...] I will tell you why I agree so staunchly with the letter. #MeToo should be a platform for victims to be supported, to show solidarity for each other, to strengthen one another. Each individual one of us who has suffered in very different and similar ways, but have always known that we are part of a larger group, our mothers, our sisters, our friends, we are not the minority. We have always had each other’s backs.

[...]I have spent 40 years of my life defending myself from attacks. Those who say I could not possibly be alright after a much older man, in my case Roman Polanski, had sex with me. I don’t have to be hurt to please you, why would anyone want that? Why would you say what happened to me was horrific or gruesome, it most certainly was not. It was however a crime for which Roman pled guilty and went to jail. When I refuse to bend and show the damage that is demanded I am a rape apologist, with Stockholm Syndrome, who is bought and paid for and most importantly, I am hurting every other rape victim who ever lived, a woman who must be mad. And, also a slut for being sexually active at 13. That is the problem with being a strong woman, a survivor, is the activists have no use for you, they turn on you the second they realize it. They need victims, not survivors. Frankly, if you can be okay, why do you need them? We need to shut that type of activism down. No more apologies for being a healthy, happy survivor. We should be examples, encouraging women who struggle and lifting them up. It is not true that your recovery damages others.

[...]

If #MeToo seems to have become about attacking powerful people or taking advantage of people who have been mistreated to make some type of point or personal gain. If it offers no strength, no recovery, just a place to have your pain validated as if it is a badge of honor, an asset, rather than something you can move past, then it’s time to move past #Metoo.

[...]


Hugues
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 22 Jan 2018, 10:37

D'ailleurs c'est assez troublant pour moi cette tribune, car, ces derniers jours, en essayant de reformuler mes pensées, j'en suis venu à la conclusion que le ver fondamental qui me repousse en ce qui se déroule depuis 3 mois, au delà même du piétinement de l'état de droit c'est de porter haut la revanche voire la vengeance (à supposer même que les témoignages soient vrais), et donc la haine comme des comportements, sentiments ou valeurs nobles, qu'ils ne sont pas. Certains de mes messages l'ont écrit ici à demi mot, ailleurs que sur ce forum, je l'ai écrit plus clairement.
En somme cet intitulé c'est tout à fait mes mots.

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Waddle le 22 Jan 2018, 13:45

Hugues a écrit:D'ailleurs c'est assez troublant pour moi cette tribune, car, ces derniers jours, en essayant de reformuler mes pensées, j'en suis venu à la conclusion que le ver fondamental qui me repousse en ce qui se déroule depuis 3 mois, au delà même du piétinement de l'état de droit c'est de porter haut la revanche voire la vengeance (à supposer même que les témoignages soient vrais), et donc la haine comme des comportements, sentiments ou valeurs nobles, qu'ils ne sont pas. Certains de mes messages l'ont écrit ici à demi mot, ailleurs que sur ce forum, je l'ai écrit plus clairement.
En somme cet intitulé c'est tout à fait mes mots.

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En effet. La vengeance érigée en valeur positive à encourager dans la société.
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Cortese le 22 Jan 2018, 14:23

Le retour de la loi du talion (aiguille).
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede DCP le 22 Jan 2018, 14:34

Cortese a écrit:Le retour de la loi du talion (aiguille).


Bien trouvé ! :prost: :lol:
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Messagede Shoemaker le 22 Jan 2018, 15:42

:lol:
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 22 Jan 2018, 21:37

Si vous n'avez pas le courage de la lire en anglais, un résumé en français de la tribune inaccessible gratuitement en français de Samantha Geimer:

http://www.lepoint.fr/societe/metoo-victime-de-polanski-elle-explique-son-soutien-a-la-tribune-du-monde-22-01-2018-2188622_23.php

« Je suis une féministe défendant les droits des victimes. » C'est ainsi que se définit Samantha Geimer, abusée sexuellement par Roman Polanski à l'âge de 13 ans. Dans une tribune qu'elle publie dans Le Monde lundi, l'Américaine explique pourquoi elle a signé le texte publié le 9 janvier qui défendait la « liberté d'importuner » pour les hommes, corollaire indispensable à la liberté sexuelle, selon les auteurs.

Cette tribune signée par une centaine de femmes, dont Catherine Deneuve, a été très critiquée. Dans les colonnes du quotidien, Samantha Geimer affirme qu'elle sait que son choix peut surprendre. « On me connaît d'ailleurs surtout pour avoir été moi-même victime d'un viol », rappelle-t-elle. Depuis, l'Américaine a récemment affirmé avoir pardonné au réalisateur et demandé à la justice américaine de classer l'affaire. Cette agression ne l'empêche toutefois pas d'être « d'accord » avec la tribune du 9 janvier. « J'ai passé 40 ans de ma vie à me défendre. Contre les attaques de ceux qui considéraient qu'il n'était pas possible de se remettre d'un rapport sexuel avec un homme beaucoup plus âgé », écrit-elle.
La parole des « rescapées » pas assez entendue

Samantha Geimer raconte avoir été accusée de « faire l'apologie du viol », de s'être « laissé acheter », voire « de causer du tort à toutes les autres victimes de viol », en ayant refusé de se « plier à ce que l'on exige d'[elle] en faisant état des dégâts causés ». Comme d'autres, elle déplore que le mouvement #MeToo dénonce indistinctement toute sorte de comportements comme s'ils se valaient tous : « Mettre une simple caresse au cours d'une séance photo, une mauvaise blague [...] sur le même plan qu'un viol, c'est minimiser la gravité de ces crimes et de ces agissements. »

Pour elle, la prise de parole des femmes ces derniers mois a été instrumentalisée. « #MeToo devrait être une plateforme de soutien pour les victimes, un espace où l'on témoigne de sa solidarité », revendique-t-elle, avant d'observer que « le problème quand on est une survivante, c'est que les militants ne peuvent rien tirer de vous. [...] Ils ont besoin de victimes, pas de rescapées. » Pour Samantha Geimer, la prise de parole des victimes ayant réussi à se reconstruire après un viol n'est pas assez entendue. Une erreur, dit-elle. « Nous devrions au contraire servir d'exemples, donner du courage aux femmes qui se battent et les aider à se relever. Il n'est pas vrai que notre rétablissement nuit aux autres. »
Tourner la page de #MeToo

C'est pour cela qu'elle plébiscite un combat quelque peu différent de celui présenté jusqu'à présent au travers des différentes prises de parole. « Il faut redonner aux femmes leur pouvoir d'action, pas exiger d'elles qu'elles ressassent indéfiniment le tort “assurément indélébile" qu'elles ont subi. » Et l'Américaine de s'agacer : « Il est triste qu'une femme confiante, ayant survécu à un drame, soit moins intéressante que le spectacle d'une femme tordue de douleur. »

Pour Samantha Geimer, si le mouvement #MeToo est revanchard, il est temps de « l'enterrer ». « S'il ne permet aucune guérison, mais sert juste à “valider" votre peine comme s'il s'agissait d'un mérite plutôt que d'un événement que l'on peut surmonter, alors il est temps de tourner la page », écrit-elle. « Toute cette haine, cette revanche ne nous guériront pas, pas plus qu'elles n'effaceront le passé », ajoute-t-elle, avant de conclure. « La cause des femmes devrait nous rendre plus fortes, pas nous transformer toutes en éternelles victimes qu'il faudrait protéger du monde, des hommes, du sexe… et d'elles-mêmes. »


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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 23 Jan 2018, 15:39



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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede sheon le 23 Jan 2018, 16:17

:o
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 25 Jan 2018, 00:11

Méthodes dignes de leur génitrice. (un jour prochain, ça fait longtemps que je diffère, je partagerai quelques documents sur ce que j'avais évoqué en petit caractères ici à son propos.. des fois qu'on pense que ce sont des faits trop gros pour être vrais et des balivernes)



Ensuite on nous fera croire qu'elle ne les a pas élevés dans une haine entretenue et manipulée totalement absurde et malade...




:good (comme toujours)

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 25 Jan 2018, 12:05








On dira que ça ne concerne que les fake news. Moi je dirais, pas seulement:





En réponse à ce message d'une journaliste s'indignant qu'on s'indigne du peu de neutralité d'un juge:
Texte caché : cliquez sur le cadre pour l'afficher



Voilà, c'était ma revue de "presse" du jour (et encore j'en garde sous le coude, parfois depuis plusieurs jours).

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 27 Jan 2018, 11:23

Ouais_supère a écrit:Mais ils sont MALADES.


:o
Ah ça, c'est pas faute de l'avoir pressenti et d'avoir mis en garde depuis octobre.

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 27 Jan 2018, 14:35

Ouais_supère a écrit:Mais ils sont MALADES.


Ah mais je n'ai pas dit qu'en sus de l'effacer sur des photos, James Franco a été effacé des Oscars aussi...
Je veux dire, ça s'est quand même rarement vu que l'acteur lauréat du Golden Globe du meilleur acteur à la mi-janvier (mérité ou pas c'est une autre histoire), ne soit même pas nommé aux Oscars qui suivent.

(Et ce d'autant plus que en sus que ce ne soit pas jugé, et ça ne le sera jamais [ce sont juste des allégations publiques] Franco n'est accusé de rien de répréhensible... mais juste d'actions que la morale à la moraline juge .. )


Et d'ailleurs, pour parler d'effacement des Oscars: Kate Winslet aussi (possiblement pourtant dans le meilleur rôle de sa carrière)

Est-elle mauvaise interprète? A-t-elle légalement été inculpée de quoi que ce soit? (et même si c'était le cas, quel serait le rapport entre être délinquant et mériter un prix..?)
A-t-elle fait en fait quoi que ce soit à part tourner dans un film ?
Mais la moraline juge... Elle juge la moralité décrétée, pas l'art.


Enfin, quant à parler d'effacement, même jouer dans un théatre Coups de feu sur Broadway, à Broadway, c'est mal, c'est décrété ! En tout cas le théâtre ne veut plus ...
La moraline a jugé.

Vite vite, je le suggère: effaçons Michelangelo Merisi da Caravaggio, effaçons le Caravage. Brûlons, brûlons..
Effaçons Lewis Carroll, effaçons.. brûlons Les Aventures d'Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir (et ce qu’Alice y trouva)... Et bien sûr les négatifs de l'adaptation animée de Clyde Geronimi, Wilfred Jackson et Hamilton Luske... ou les supports digitaux de celle de Tim Burton.
Sans oublier surtout, d'oublier les apports de ses recherches mathématiques...


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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Ouais_supère le 27 Jan 2018, 18:14

Moi je dis, l'effacement de Woody Allen dénote un antisémitisme larvé qui rappelle les heures les plus fécondes de l'histoire de la bête noire.

"Merde, comment on fait, chef ?"
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 27 Jan 2018, 19:06

Oh mais ne t'en fais pas... Tout ça, c'est à dénoncer, évidemment... mais c'est un clapotis on dira.

Comme je l'ai déjà affirmé, tant qu'il sera vivant et en santé et en désir de créer, le bonhomme va sortir encore plein de films après celui qui sort mercredi et le suivant A Rainy Day (in New York) qui sortira à la fin de l'année. Car oui chez nous en France, et plus généralement en Europe, il sortira bien en salle , il n'y a aucun problème là dessus, et avec toujours autant d'écrans que d'ordinaire.
Et de nouveau, de façon non pas inchangée mais plus confiante encore, je peux affirmer de source sûre, qu'il n'aura pas de problèmes à continuer à tourner après. (Merci la France, merci l'Europe, d'ailleurs... )

Donc oui c'est un clapotis.

Si ça leur plaît aux Nord-Américains de ne découvrir ces films qu'en important des vidéos de France, d'Europe, du Japon ou d'ailleurs, c'est leur problème.. It's their loss.
D'autant plus stupidement, en accordant crédit à une campagne de diffamation, alors qu'il y a une vérité judiciaire, des témoins, des faits avérés et bien plus encore.

S'aliéner des possibles, ça n'est préjudiciable qu'à ceux qui s'en privent.

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Dervi le 28 Jan 2018, 11:48

:lol:
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede sheon le 28 Jan 2018, 19:14

:good :good :good
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Messagede Marlaga le 31 Jan 2018, 12:15

Amazon cherche comment se débarrasser du prochain film de Woody Allen (après Wonder Wheel) qu'ils ont produit et à casser le contrat en cours avec le réalisateur.
Les 2 acteurs/actrices principaux du film (Rebecca Hall et Timothée Chalamet) ont déjà sabordé la promotion en annonçant publiquement regretter d'avoir tourné pour lui et donner leurs cachets à des oeuvres. Kate Winslet, Natalie Portman, Selena Gomez, Greta Gerwig, Ellen Page et Reese Witherspoon ont aussi exprimé leurs regrets.

S'il arrive à faire d'autres films, ça sera sans l'argent des américains et sans les acteurs vedettes d'Hollywood qu'il aime placer dans ses films.
Dernière édition par Marlaga le 31 Jan 2018, 14:12, édité 1 fois.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Nuvo le 31 Jan 2018, 13:59

Je n'aime pas trop ce lâchage des acteurs. Je sais pas, ça fait un peu fuyard quand même.
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Messagede Ouais_supère le 31 Jan 2018, 14:32

Nuvo a écrit:Je n'aime pas trop ce lâchage des acteurs. Je sais pas, ça fait un peu fuyard quand même.


Un peu ?

C'est-à-dire que l'enjeu consiste à pouvoir continuer à exercer ce métier, de fait certains déçoivent par leur mauvais réflexe de survie, plutôt que de faire bloc POUR le cinéma.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Marlaga le 31 Jan 2018, 14:39

Ouais_supère a écrit:
Nuvo a écrit:Je n'aime pas trop ce lâchage des acteurs. Je sais pas, ça fait un peu fuyard quand même.


Un peu ?

C'est-à-dire que l'enjeu consiste à pouvoir continuer à exercer ce métier, de fait certains déçoivent par leur mauvais réflexe de survie, plutôt que de faire bloc POUR le cinéma.


Ce qui déçoit, c'est que ces acteurs/actrices ont attendu les dernières révélations dans l'ambiance metoo pour réagir. Tout le monde savait qu'il avait ces accusations contre lui mais tant que ça n'était pas trop gênant pour le grand public, ils le fréquentaient en profitant de son aura. Il aurait du être lâché depuis bien longtemps.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 31 Jan 2018, 15:58

Quant aux affirmations mal renseignées ou imprécises ou radotantez elles seront transférées dans un des sujets idoines.

"Les nouvelles de ma mort ont été grandement exagérées."

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede DCP le 31 Jan 2018, 16:01

Hugues a écrit:Quant aux affirmations mal renseignées ou imprécises ou radotantez elles seront transférées dans un des sujets idoines.

Hugues


En fait, non, ze n'ai rien à dire.... :vieux:
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 31 Jan 2018, 17:22

Marlaga a écrit:
Ouais_supère a écrit:
Nuvo a écrit:Je n'aime pas trop ce lâchage des acteurs. Je sais pas, ça fait un peu fuyard quand même.


Un peu ?

C'est-à-dire que l'enjeu consiste à pouvoir continuer à exercer ce métier, de fait certains déçoivent par leur mauvais réflexe de survie, plutôt que de faire bloc POUR le cinéma.


Ce qui déçoit, c'est que ces acteurs/actrices ont attendu les dernières révélations dans l'ambiance metoo pour réagir. Tout le monde savait qu'il avait ces accusations contre lui mais tant que ça n'était pas trop gênant pour le grand public, ils le fréquentaient en profitant de son aura. Il aurait du être lâché depuis bien longtemps.


Donc, quand quelqu'un est accusé, on doit le lâcher ?
C'est ça ton éthique de vie ?

Répéter des accusations sur lesquelles la justice a déjà statué, et que même Dylan Farrow juge fantaisiste visiblement (je démontrerai pourquoi, surprise à venir), ne les rend pas plus vraies.

Quant à ce que tu penses être des informations; quand en grande partie ce n'en sont pas, à ta place je ne m'y fierais pas trop, tu risques quelques petites surprises (dès que j'ai un peu de temps)

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede heow le 31 Jan 2018, 18:15

Ce suspens.

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede sheon le 31 Jan 2018, 18:40

On va découvrir qu'en fait Dylan Farrow est l'identité secrète de Michael Jackson 8-)
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 31 Jan 2018, 19:18

On va découvrir qu'en fait Dylan Farrow est l'identité secrète de Michael Jackson 8-)


Mieux, mieux..

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Marlaga le 31 Jan 2018, 19:24

Hugues a écrit:
Marlaga a écrit:
Ouais_supère a écrit:
Nuvo a écrit:Je n'aime pas trop ce lâchage des acteurs. Je sais pas, ça fait un peu fuyard quand même.


Un peu ?

C'est-à-dire que l'enjeu consiste à pouvoir continuer à exercer ce métier, de fait certains déçoivent par leur mauvais réflexe de survie, plutôt que de faire bloc POUR le cinéma.


Ce qui déçoit, c'est que ces acteurs/actrices ont attendu les dernières révélations dans l'ambiance metoo pour réagir. Tout le monde savait qu'il avait ces accusations contre lui mais tant que ça n'était pas trop gênant pour le grand public, ils le fréquentaient en profitant de son aura. Il aurait du être lâché depuis bien longtemps.


Donc, quand quelqu'un est accusé, on doit le lâcher ?
C'est ça ton éthique de vie ?

Répéter des accusations sur lesquelles la justice a déjà statué, et que même Dylan Farrow juge fantaisiste visiblement (je démontrerai pourquoi, surprise à venir), ne les rend pas plus vraies.

Quant à ce que tu penses être des informations; quand en grande partie ce n'en sont pas, à ta place je ne m'y fierais pas trop, tu risques quelques petites surprises (dès que j'ai un peu de temps)

Hugues


Le procureur avait jugé vraisemblables les accusations de Dylan Farrow à l'époque mais n'avait pas continué les poursuites dans l'intérêt de la victime. Si pour toi, avec ça "la justice a statué", pour moi, ça ne fait pas de Woody Allen un parfait innocent.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 31 Jan 2018, 20:13

Encore du médiatique et pas des faits.

La justice a statué. Deux fois. Il n'y a pas eu de poursuite.
Ce qui fait que ce fut clos définitivement, sans possibilité de poursuite future.
Parce qu'il n'y a pas matière à poursuivre. Equivalent d'un non-lieu en France.


Deux fois car il y avait deux juridictions, deux états (Etat de New York et Etat du Connecticut) et aucune n'a poursuivi.
Dans chacun des cas, deux équipes d'expert mandaté par les deux procureurs, ont concourru dans les deux cas que les faits n'avaient pas eu lieu.

Un procureur qui a matière à poursuivre, il poursuit, quelque soit l'âge de la victime.
Ca n'existe nulle part, en aucun pays civilisé, un procureur qui a des éléments mais ne poursuit pas.
Quand un procureur dit cela, c'est seulement qu'il veut sauver la face.

D'ailleurs, faut-il te montrer par A+B que le procureur du Connecticut reçut un blâme pour cette déclaration médiatique qui allait à l'encontre de sa décision judiciaire?

Et puis, quand même, tu as fait un truc, imaginons, imaginons, à supposer. Ta future ex-femme, haineuse de jalousie, te propose un accord pour ne pas que ça aille devant la justice, contre 7 millions de dollars.. Et tu ne paies pas pour étouffer l'affaire?
:pasrond: :mouarf:

Ou alors tu n'as pas fait un truc, et ta femme te propose 7 millions de dollars, mais parce que tu te sais innocent, tu préfères que la justice le démontre.
C'est amusant ça cadre beaucoup mieux.

Et encore, je n'ai pas encore parlé de la belle surprise, ni même des documents accablants pour Mia Farrow que j'avais évoqué la semaine dernière (et en décembre).

En attendant:

La vérité judiciaire au dossier, c'est qui a mené à son extinction dans le Connecticut, de manière quasi-automatique, puisque le procureur avait remis la décision entre les mains de ces experts, quoi qu'en déclare ensuite le procureur.

Cité dans la décision écrite (exposée sur 70 pages) du procureur de 1993 qui fait foi légalement :
Image

Mais j'oubliais, tu sais mieux que les experts mandatés par la justice. Tu sais même mieux que la justice elle-même.

Edit: Soyons complet, la décision de l'Etat de New York (7 octobre 1993):
"No credible evidence was found that the child named in this report has been abused or maltreated. This report has, therefore, been considered unfounded."

Hugues
PS: Je ne répondrai pas à tout, parce que la plupart des choses j'y ai déjà répondu par des dizaines de liens qui démontent un à un ce que tu pourras sortir ici, et cela dès le 18 janvier en réponse à une surprise qui n'en était pas une. Je ne vais pas me fatiguer donc à radoter contre des arguments radotés déjà discrédités.
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 01 Fév 2018, 12:09

Répéter des accusations sur lesquelles la justice a déjà statué, et que même Dylan Farrow juge fantaisiste visiblement (je démontrerai pourquoi, surprise à venir), ne les rend pas plus vraies.


Maintenant: la surprise.
Ou si vous voulez vous avez le droit de l'appeler, la petite bombinette. Ou la grosse bombinette.

  • a-
    En 2014, Dylan Farrow réitère les accusations de sa mère, vieilles de 22 ans.
    Elle y décrit, et je la prends au mot, un crime qualifié légalement de "sexual assault".
    Affirme que le crime a bien eu lieu même si la justice ne l'a pas reconnu (seul la justice devrait faire foi, mais enfin), et que si elle ne l'a pas reconnu, c'était pour la protéger en tant qu'enfant.

    Quelques recherches dans la législation américaine en cours dans les états du Connecticut et de New York, démontrent que la prescription de ces actes a eu lieu en 2008.

    Autrement dit, Mia et Dylan Farrow, alors qu'il n'y avait plus d'enfant à protéger, avaient jusqu'en 2008 pour dénoncer ces actes au civil et tenter de faire devant la justice, de Woody Allen un coupable. Il n'y a jamais eu de plainte.


  • b-
    Chapitre intitulé: "Mieux encore..."

    En 2014, Dylan Farrow réitère les accusatrion de sa mère, vieilles de 22 ans.
    Comme en 1992, Dylan Farrow affirme avoir été enlevée de la vue des autres membres de la famille et emmenée dans un grenier (Moses Farrow et des nounous employées par Mia Farrow le démentent - certaines affirment aussi avoir eu un chantage à l'emploi si elle ne changeait pas leur version c'est à noter).

    Dans la législation du Connecticut et de l'état de New York, ce peut-être qualifié de crime. C'est en effet légalement assimilable à un kidnapping, même si l'on reste dans la même habitation.

    Les mêmes recherches dans la législation des deux états démontrent que la prescription de ces actes n'a jamais eu lieu.
    Parce que ces actes sont IMPRESCRIPTIBLES.

    Autrement dit, Dylan Farrow peut encore aujourd'hui dénoncer cet acte au civil et tenter de faire devant la justice, de Woody Allen un coupable. Il n'y a jamais eu de plainte. Il n'y en a toujours pas aujourd'hui.

    Mieux. N'ayant pas fait l'objet de plainte au pénal pour cet acte précis, Dylan Farrow peut encore aujourd'hui dénoncer cet acte au pénal et envoyer Woody Allen derrière les barreaux. Il n'y a jamais eu de plainte. Il n'y en a toujours pas aujourd'hui.


  • c-
    "Mieux, mieux encore..."

    Le 17 janvier 2018, sur CBS, dans CBS This Morning, Dylan Farrow dit qu'elle ne comprend pas pourquoi on n'a pas voulu la croire, que son "histoire n'a pas varié depuis 25 ans".

    Je le pensais aussi, et comme bien du monde, la preuve, le point a..

    Elle y décrit, et je la prends au mot, un crime qualifié légalement de "sexual assault".

    Or il semble bien qu'en fait, le récit ait changé.

    En aout 2014, Vanity Fair reproduit sur Internet l'article de 1992 de l'amie des Farrow Maureen Orth, qui feint l'objectivité pour se livrer à une attaque en règle.
    Sur cette version web, on peut y lire « He touched her “private part.” ». La publication de cet article en 1992, comme sa republication sur Intenet en 2014 a donné lieu à une validation par les avocats de Dylan et Mia Farrow.
    Dans sa lettre de février 2014 publiée par le New York Times, Dylan Farrow écrit que: Woody Allen l'a "sexuellement agressée" ( sexually assaulted me )
    Le 17 janvier, sur CBS, Dylan Farrow dit: "he touched my labia and my vulva with his finger.".

    Tout jusque là correspond à un "sexual assault" tel que défini dans la législation de l'état de New York et du Connecticut. Prescrit en 2008.

    Seulement, ça n'a pas été toujours raconté ainsi.
    Dans la version papier de l'article de Vanity Fair, Maureen Orth écrit en 1992: He put his finger into her private part.

    On dira peut-être alors que Maureen Orth a corrigé son texte sans penser aux implication.
    C'est bien oublier la validation des avocats. Mais supposons que ce ne soit qu'une décision de Maureen Orth et point du tout une initiative des Farrow.

    En 1992, si l'on consulte les documents légaux, est décrit l'acte suivant: "Mr. Allen a introduit un doigt dans son vagin". Dans la plainte, l'acte est qualifié de "pénétration avec les doigts aka objet étranger".

    Cela peut sembler une différence légère, mais en termes légaux, dans la législation américaine, toucher et introduire ont deux sens bien différents.
    L'un est qualifiable de "sexual assault". Et prescriptible en 2008 (l'âge des 23 ans de la victime mineure présumée)
    L'autre est qualifiable de "aggravated sexual assault". Et imprescriptible.

    Autrement dit, selon les actes qu'elle décrit maintenant, Dylan Farrow se complaint du fait que la prescription soit passée, et se décrit comme une victime n'ayant d'autre biais que le tribunal médiatique pour se faire entendre.
    Or selon les actes qu'elle ou plutôt sa mère décrivait en 1992, Dylan Farrow peut attaquer au civil (l'action au pénal est éteinte comme démontré dans les posts précédents) pour un viol, et faire de Woody Allen un coupable de ces actes dans toutes leur supposée crudité et cruauté de 1992.

    Ce dont l'autre partie serait très heureuse sans doute (elle pourrait enfin se défendre là où on peut VRAIMENT se défendre: un débat contradictoire dans l'enceinte d'un tribunal)

    D'autant qu'en matière de standard de doute et de preuve, un tribunal civil est bien moins sévère. Autrement dit, un plaignant pour les mêmes faits gagnera plus aisément au civil qu'au pénal, car au civil, le bénéfice du doute (puisque la peine n'est que légère: financière et d'honorabilité) bénéficie un peu moins à l'accusé et un peu plus à l'accusation.

    Mais alors même que la haie est plus aisée à sauter, elle ne le fait pas.
    Se protège derrière l'excuse d'un acte prescrit. Qui selon les accusations de 1992 ne l'est pas.

    C'est plus facile de gagner visiblement dans le tribunal médiatique où l'accusatrice ne perdra jamais la face, que dans le tribunal réel.. Donc on se complaît dans l'un et on fuit l'autre.


    CQFD.


  • d-
    "Peut-être mieux, mieux, mieux encore..."

    Même si Dylan Farrow se replie derrière l'excuse de l'acte en version mineure, si je puis dire, désormais, il s'avère qu'en fait, il se pourrait bien que même cet acte ne soit pas prescrit du fait d'une modification de la législation au Connecticut, qui, avant la prescription de 2008, a allongé sous certaines conditions la prescription de 20 ans
    Il ne tient qu'à elle d'essayer donc au civil.

    Mais vous avez compris le refrain... elle ne le fera pas..

    Le tribunal médiatique c'est tellement mieux, on ne peut pas y perdre la face.. Et la face, chez ces gens-là, c'est si important.. Plus que la vérité ou la justice.


  • e-
    "Mieux, mieux, mieux, mieux encore..."
    À venir peut-être...


Game over.

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Aym le 01 Fév 2018, 13:22

Hugues a écrit:Affirme que le crime a bien eu lieu même si la justice ne l'a pas reconnu (seul la justice devrait faire foi, mais enfin)


Ouais enfin (indépendamment de cette histoire) si un gosse se fait violer et que la justice ne reconnaît pas le viol (par manque de preuves, par manipulation, n'importe, on s'en tape), je ne reprocherais certainement pas à l'enfant de rester convaincu qu'il s'est fait violer quoi qu'en dise la justice.
La justice fait aussi des erreurs parfois.
L'informatique n'est pas une science exacte, on n'est jamais à l'abri d'un succès
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 01 Fév 2018, 13:31

Donc un accusé doit rester accusé éternellement. Sali par des centaines d'articles tous les jours même 25 ans après, et même si il a été blanchi. Juste parce qu'il est célèbre. (Car on peut douter que un accusé non célèbre subisse le même sort)
Nous revenons 10.000 ans en arrière en termes de civilisation.

Et surtout, dans ce cas d'espère, je ne suis pas sûr que tu aies lu mon propos: je démontre que Dylan Farrow peut aller devant la justice mais fait tout pour ne pas y aller. Et à vrai dire, "je démontre", mais ce n'est pas que mon analyse, d'autres gens éminents, compétents, la font.

On est donc plus du tout dans la situation que tu décris. Mais dans une accusation qui doute elle même de son accusation et préfère gagner en diffamant et déshonorant en dehors de l'enceinte où il pourrait y avoir une justice.

Je le redis: game over, tout est mis au clair, tout est révélé.

Hugues

PS: Mais malgré tout, pour enffoncer le clou, on redonnera ces heures prochaines quelques descriptions du comportement de Mia Farrow en 1992 pour comprendre le pourquoi de ces accusations.
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Messagede Hugues le 01 Fév 2018, 13:49

Sur tout ce féminisme totalitaire (a.k.a le bon féminisme), sur les diverses affaires, sur la victimisation etc...

Rien n'est écarté, tout est dit..
une entrevue longue, riche, exceptionnelle de qualité et de clairvoyance de Samantha Geimer, (mauvaise) féministe:

http://quillette.com/2018/01/31/nobodys-victim-interview-samantha-geimer/

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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede DCP le 01 Fév 2018, 13:56

Aym a écrit:
Hugues a écrit:Affirme que le crime a bien eu lieu même si la justice ne l'a pas reconnu (seul la justice devrait faire foi, mais enfin)


Ouais enfin (indépendamment de cette histoire) si un gosse se fait violer et que la justice ne reconnaît pas le viol (par manque de preuves, par manipulation, n'importe, on s'en tape), je ne reprocherais certainement pas à l'enfant de rester convaincu qu'il s'est fait violer quoi qu'en dise la justice.
La justice fait aussi des erreurs parfois.


Hugues, je souligne en gras, Aym parle en général, donc pas de cette affaire, et de la conviction de l'enfant, pas de l'aspect médiatique....

Et c'est bien joli tout cela, seule la justice devrait faire foi, elle est à la recherche de la vérité....mais la justice obéit aussi à des procédures, là pour garantir un jugement le plus impartial possible, on est d'accord...qqn qui roule à 100 km/h en ville, est flashé, jugé non coupable pour un vice de procédure sur un point de détail qui ne remet pas en cause l'infraction.......la justice l'a absous, mais est-ce vraiment la vérité ? Il faut faire attention que la justice est quand même faillible.....bien moins que des tweets, on est d'accord....
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 01 Fév 2018, 14:11

En société, il n'y a d'autre vérité que judiciaire.

Puisque c'est la seule qui nous soit commune. Le reste est impossible à atteindre. Sauf en une société totalitaire, dans une surveillance permanente des âmes et des corps.

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 01 Fév 2018, 15:06



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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Ouais_supère le 01 Fév 2018, 15:10

Hugues a écrit:
Répéter des accusations sur lesquelles la justice a déjà statué, et que même Dylan Farrow juge fantaisiste visiblement (je démontrerai pourquoi, surprise à venir), ne les rend pas plus vraies.


Maintenant: la surprise.
Ou si vous voulez vous avez le droit de l'appeler, la petite bombinette. Ou la grosse bombinette.

  • a-
    En 2014, Dylan Farrow réitère les accusations de sa mère, vieilles de 22 ans.
    Elle y décrit, et je la prends au mot, un crime qualifié légalement de "sexual assault".
    Affirme que le crime a bien eu lieu même si la justice ne l'a pas reconnu (seul la justice devrait faire foi, mais enfin), et que si elle ne l'a pas reconnu, c'était pour la protéger en tant qu'enfant.

    Quelques recherches dans la législation américaine en cours dans les états du Connecticut et de New York, démontrent que la prescription de ces actes a eu lieu en 2008.

    Autrement dit, Mia et Dylan Farrow, alors qu'il n'y avait plus d'enfant à protéger, avaient jusqu'en 2008 pour dénoncer ces actes au civil et tenter de faire devant la justice, de Woody Allen un coupable. Il n'y a jamais eu de plainte.


  • b-
    Chapitre intitulé: "Mieux encore..."

    En 2014, Dylan Farrow réitère les accusatrion de sa mère, vieilles de 22 ans.
    Comme en 1992, Dylan Farrow affirme avoir été enlevée de la vue des autres membres de la famille et emmenée dans un grenier (Moses Farrow et des nounous employées par Mia Farrow le démentent - certaines affirment aussi avoir eu un chantage à l'emploi si elle ne changeait pas leur version c'est à noter).

    Dans la législation du Connecticut et de l'état de New York, ce peut-être qualifié de crime. C'est en effet légalement assimilable à un kidnapping, même si l'on reste dans la même habitation.

    Les mêmes recherches dans la législation des deux états démontrent que la prescription de ces actes n'a jamais eu lieu.
    Parce que ces actes sont IMPRESCRIPTIBLES.

    Autrement dit, Dylan Farrow peut encore aujourd'hui dénoncer cet acte au civil et tenter de faire devant la justice, de Woody Allen un coupable. Il n'y a jamais eu de plainte. Il n'y en a toujours pas aujourd'hui.

    Mieux. N'ayant pas fait l'objet de plainte au pénal pour cet acte précis, Dylan Farrow peut encore aujourd'hui dénoncer cet acte au pénal et envoyer Woody Allen derrière les barreaux. Il n'y a jamais eu de plainte. Il n'y en a toujours pas aujourd'hui.


  • c-
    "Mieux, mieux encore..."

    Le 17 janvier 2018, sur CBS, dans CBS This Morning, Dylan Farrow dit qu'elle ne comprend pas pourquoi on n'a pas voulu la croire, que son "histoire n'a pas varié depuis 25 ans".

    Je le pensais aussi, et comme bien du monde, la preuve, le point a..

    Elle y décrit, et je la prends au mot, un crime qualifié légalement de "sexual assault".

    Or il semble bien qu'en fait, le récit ait changé.

    En aout 2014, Vanity Fair reproduit sur Internet l'article de 1992 de l'amie des Farrow Maureen Orth, qui feint l'objectivité pour se livrer à une attaque en règle.
    Sur cette version web, on peut y lire « He touched her “private part.” ». La publication de cet article en 1992, comme sa republication sur Intenet en 2014 a donné lieu à une validation par les avocats de Dylan et Mia Farrow.
    Dans sa lettre de février 2014 publiée par le New York Times, Dylan Farrow écrit que: Woody Allen l'a "sexuellement agressée" ( sexually assaulted me )
    Le 17 janvier, sur CBS, Dylan Farrow dit: "he touched my labia and my vulva with his finger.".

    Tout jusque là correspond à un "sexual assault" tel que défini dans la législation de l'état de New York et du Connecticut. Prescrit en 2008.

    Seulement, ça n'a pas été toujours raconté ainsi.
    Dans la version papier de l'article de Vanity Fair, Maureen Orth écrit en 1992: He put his finger into her private part.

    On dira peut-être alors que Maureen Orth a corrigé son texte sans penser aux implication.
    C'est bien oublier la validation des avocats. Mais supposons que ce ne soit qu'une décision de Maureen Orth et point du tout une initiative des Farrow.

    En 1992, si l'on consulte les documents légaux, est décrit l'acte suivant: "Mr. Allen a introduit un doigt dans son vagin". Dans la plainte, l'acte est qualifié de "pénétration avec les doigts aka objet étranger".

    Cela peut sembler une différence légère, mais en termes légaux, dans la législation américaine, toucher et introduire ont deux sens bien différents.
    L'un est qualifiable de "sexual assault". Et prescriptible en 2008 (l'âge des 23 ans de la victime mineure présumée)
    L'autre est qualifiable de "aggravated sexual assault". Et imprescriptible.

    Autrement dit, selon les actes qu'elle décrit maintenant, Dylan Farrow se complaint du fait que la prescription soit passée, et se décrit comme une victime n'ayant d'autre biais que le tribunal médiatique pour se faire entendre.
    Or selon les actes qu'elle ou plutôt sa mère décrivait en 1992, Dylan Farrow peut attaquer au civil (l'action au pénal est éteinte comme démontré dans les posts précédents) pour un viol, et faire de Woody Allen un coupable de ces actes dans toutes leur supposée crudité et cruauté de 1992.

    Ce dont l'autre partie serait très heureuse sans doute (elle pourrait enfin se défendre là où on peut VRAIMENT se défendre: un débat contradictoire dans l'enceinte d'un tribunal)

    D'autant qu'en matière de standard de doute et de preuve, un tribunal civil est bien moins sévère. Autrement dit, un plaignant pour les mêmes faits gagnera plus aisément au civil qu'au pénal, car au civil, le bénéfice du doute (puisque la peine n'est que légère: financière et d'honorabilité) bénéficie un peu moins à l'accusé et un peu plus à l'accusation.

    Mais alors même que la haie est plus aisée à sauter, elle ne le fait pas.
    Se protège derrière l'excuse d'un acte prescrit. Qui selon les accusations de 1992 ne l'est pas.

    C'est plus facile de gagner visiblement dans le tribunal médiatique où l'accusatrice ne perdra jamais la face, que dans le tribunal réel.. Donc on se complaît dans l'un et on fuit l'autre.


    CQFD.


  • d-
    "Peut-être mieux, mieux, mieux encore..."

    Même si Dylan Farrow se replie derrière l'excuse de l'acte en version mineure, si je puis dire, désormais, il s'avère qu'en fait, il se pourrait bien que même cet acte ne soit pas prescrit du fait d'une modification de la législation au Connecticut, qui, avant la prescription de 2008, a allongé sous certaines conditions la prescription de 20 ans
    Il ne tient qu'à elle d'essayer donc au civil.

    Mais vous avez compris le refrain... elle ne le fera pas..

    Le tribunal médiatique c'est tellement mieux, on ne peut pas y perdre la face.. Et la face, chez ces gens-là, c'est si important.. Plus que la vérité ou la justice.


  • e-
    "Mieux, mieux, mieux, mieux encore..."
    À venir peut-être...


Game over.

Hugues


Démonstration magistrale.

Merci.
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Messagede DCP le 01 Fév 2018, 15:27

Hugues a écrit:En société, il n'y a d'autre vérité que judiciaire.

Puisque c'est la seule qui nous soit commune. Le reste est impossible à atteindre. Sauf en une société totalitaire, dans une surveillance permanente des âmes et des corps.

Hugues


Donc, concernant Polanski, on ne connaît pas encore la vérité, puisque le mandat d'arrêt lancé par la justice américaine est toujours en vigueur, et que celle-ci veut encore le juger ? :P
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede Hugues le 01 Fév 2018, 15:58

Qu'il y ait eu ou non une décision légale finale qui ait été ensuite piétinée par une autre décision légale est justement la dispute qui occupe cette affaire depuis 40 ans, autrement dit, une affaire d'argutie juridique, de légalité de la procédure (afin de savoir si une peine a été achevée ou non) et non sur les faits eux même. Et comme on refuse, encore aujourd'hui, l'examen même de cette légalité de procédure, en l'absence du justiciable (qui comme tout justiciable, n'est pas con non plus)

Mais sur la vérité des faits, on connaît la vérité pour deux raisons: un plaider coupable qui a valeur de vérité légale (qu'importe si la décision finale sur la peine a été piétinée ou non)
Mais aussi parce que Roman Polanski et Samantha Geimer concourent sur les faits (l'un et l'autre sont même des amis de nos jours, c'est assez rare pour être souligné. Et je pense que ce que vous savez maintenant à travers les propos que je vous ai transmis ces dernières semaines à maintes reprises, de Samantha Geimer, de ses opinions d'un féminisme qu'on veut taire, et de sa conception de l'existence, fait que vous avez compris que le fait que cette complicité existe n'a aucun rapport comme on l'a trop lu avec un dédommagement amiable (bien réel certes) qui aurait altéré la volonté de Mademoiselle Galley devenue Madame Geimer.
Et que tout ce château de diffamation, et de manipulation des opinions et faits la vie d'autrui au but de servir quelque agenda personnel, s'écroule finalement quand on veut bien enfin la lire (par exemple), et entendre quels sont ses combats, au sein duquel Polanski n'est qu'un petit point du tableau, mais un point qui cadre avec l'ensemble...)

Donc il y a une vérité légale en la matière.
La seule vérité à découvrir: Roman Polanski a-t-il purgé sa peine ou non.

Hugues
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Re: La séquence du spectateur - TOPIC CINEMA

Messagede sheon le 01 Fév 2018, 17:06

DCP a écrit:
Aym a écrit:
Hugues a écrit:Affirme que le crime a bien eu lieu même si la justice ne l'a pas reconnu (seul la justice devrait faire foi, mais enfin)


Ouais enfin (indépendamment de cette histoire) si un gosse se fait violer et que la justice ne reconnaît pas le viol (par manque de preuves, par manipulation, n'importe, on s'en tape), je ne reprocherais certainement pas à l'enfant de rester convaincu qu'il s'est fait violer quoi qu'en dise la justice.
La justice fait aussi des erreurs parfois.


Hugues, je souligne en gras, Aym parle en général, donc pas de cette affaire, et de la conviction de l'enfant, pas de l'aspect médiatique....

Et c'est bien joli tout cela, seule la justice devrait faire foi, elle est à la recherche de la vérité....mais la justice obéit aussi à des procédures, là pour garantir un jugement le plus impartial possible, on est d'accord...qqn qui roule à 100 km/h en ville, est flashé, jugé non coupable pour un vice de procédure sur un point de détail qui ne remet pas en cause l'infraction.......la justice l'a absous, mais est-ce vraiment la vérité ? Il faut faire attention que la justice est quand même faillible.....bien moins que des tweets, on est d'accord....

Dans le cas de Woody Allen, il n'y a pas eu de vice de procédure, mais deux non-lieux. Ce n'est pas pareil ;)
(Mais où est passée la légendaire précision suisse ? :ciel: )
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