L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 03 Fév 2018, 14:08

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Marlaga le 03 Fév 2018, 15:03



T'as lu la fin où elle dit qu'elle préfère #metoo ?
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 03 Fév 2018, 15:19

Oui oui...

Quel est le problème, tu voulais en venir où ?

Hugues
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Marlaga le 03 Fév 2018, 15:25

Non rien.
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 03 Fév 2018, 15:42

Deux #MeToo.

Il y a #MeToo de témoignage: un simple moi aussi.
Et le #MeToo de vengeance et délation et éventuellement diffamatoire, qui balance des porcs.

Carole Bouquet est explicitement contre la dénonciation nominative et l'usage du mot porc.

Exactement ce que dit...
Samantha Geimer: I don’t believe the use of #MeToo as weapon is a positive development. I am disappointed to see it used to attack people instead of being used to bring people together in solidarity. If it is going to end up being used as a means to shame celebrities and politicians we dislike, we will be doing a disservice to all those women who suffer in the shadows. I am happy to see #TimesUp emerge, which seeks to change the world moving forward, which demands equality for women, and which does not try to glamourize weakness and victimhood. I want the freedoms my mother fought for: economic, sexual, reproductive, all of it. We do not need to be protected from ourselves. It is our survival of the past we should glamourize, not the pain it has caused.


Déclaration parfaite si l'on traduit le #TimesUp dont elle parle comme l'usage de la justice, du débat contradictoire devant un tribunal dans la garantie du respect de chaque partie. Car, la connaissant, c'est ce qu'elle veut signifier.
(Et non comme l'usage publicitaire égocentré qui en est fait par une bonne partie des monsieurs et madames d'Hollywood en toute hypocrisie)

Hugues
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 03 Fév 2018, 17:54

Dieu sait si l'on chérit Natalie Wood ici (je me comprends)...

Mais enfin, là ça* fumette... :

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/etats-unis-pres-de-40-ans-apres-la-mort-mysterieuse-de-l-actrice-natalie-wood-la-police-suspecte-son-mari-robert-wagner_2590484.html

La vérité est soit connue (chute et noyade sous alcool), soit hors d'atteinte.

Hugues

*: l'hystérie collective, la chasse aux sorcières, le tribunal médiatique, auquel participe parfois comme ici la police, bien heureusement la justice est derrière en garde-fou, mais le mal est fait côté honneur et réputation..
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 06 Fév 2018, 14:52



Essentialisation et totalitarisme.

Cette madame est parait-il le pinnacle de la pensée féministe anglo-saxonne.

Ca fait peur.. Au sens: c'est inquiétant de médiocrité.

Hugues
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Ouais_supère le 06 Fév 2018, 15:44

Ce n'est pas en rapport avec le féminisme, mais tout de même avec la "réécriture" (ou pas), du passé :

https://philitt.fr/2018/02/06/liberatio ... e-linfame/

Libération contre l’infâme



Auteur : Fares Gillon

Le très résistant quotidien Libération s’inquiète de la réédition d’œuvres de « collabos ». Jusqu’où nous mènera la censure consensuelle de « l’infamie » ?

Image

Image
Libération du 3 et 4 février 2018

« Doit-on republier l’infâme ? », se demande le « quotidien de gauche » Libération. L’interrogation ne vise pas les centaines de romans médiocres publiés lors des bien mal nommées « rentrées littéraires », ni les innombrables auto-fictions d’auteurs « se racontant » d’autant plus complaisamment qu’il n’ont, pour ainsi dire, rien à raconter que des états d’âmes, sordides au pire, niais et insignifiants au mieux. Toute cette littérature inoffensive ne sera jamais qualifiée d’infâme par personne, car elle ne menace rien, elle ne contrarie personne, n’engage rien, ne pose aucune question, et in fine, ne dit rien – ce qui n’empêche pas la presse littéraire de la qualifier régulièrement de « dérangeante », de « briseuse de tabous », etc. La rhétorique rébellocratique est bien huilée, Muray l’a bien diagnostiquée, inutile de s’appesantir.

L’infâme, selon Libération, c’est donc un quatuor de salauds spécialement exhumés pour l’occasion : Maurras, Céline, Brasillach et Rebatet. Notre époque n’en finit plus de juger les salauds et elle ne se satisfait pas de faire comparaître ses contemporains au tribunal de la pensée, au jugement de l’Histoire (la bonne, celle qui progresse en avant vers le Progrès à rebours des rétrogrades qui progressent en arrière), il lui faut encore épurer le passé, qui a le tort de n’être pas le présent tourné vers le futur. Là encore, Muray a donné certaines de ses meilleures pages sur cette passion de passer les auteurs du passé au crible inquisitorial de la longue liste des délits de pensée. C’est dire que l’on est devenu incapable de juger une œuvre, ou plutôt que le mot de « juger » ne désigne plus une opération intellectuelle mais exclusivement un processus judiciaire. Rien n’est lisible d’une œuvre que ce qui serait susceptible d’entraîner de nos jours une comparution devant les tribunaux. Rien n’est visible de Céline et Maurras que leur antisémitisme, de Rebatet et Brasillach que leur collaboration sous l’Occupation.

L’ombre des heures sombres

Il faut commencer par noter le ridicule – auquel Libération ne manque jamais – de la dénonciation des « collabos » soixante-dix ans après les faits. Il est toujours aisé d’être un résistant a posteriori et de fustiger un pouvoir qui n’existe plus. La notabilité journalistique y excelle. En l’occurrence, elle a l’indicible courage de dénoncer les perdants une fois leur défaite acquise.


Illustration des 120 Journées de Sodome, du Marquis de Sade

On peut relever également cet usage du mot « infâme » : « l’infâme », l’infamie par excellence étant celle de l’antisémitisme, à l’exclusion de toutes les autres. Cette évidence, marquée par l’article défini, pose tout de même question : si Maurras, Rebatet et les autres sont infâmes, que dire, par exemple, de Sade, dont les œuvres sont pleines de véritables horreurs, scènes de torture et viols, et qui alla probablement jusqu’à commettre lui-même certains des crimes qu’il décrivait. Sade est pourtant régulièrement réédité, la collection de la Pléiade ayant même republié quelques unes de ses œuvres dans une édition spéciale il y a quatre ans. « Oui, mais le contexte à vif », pourrait-on répliquer. Admettons. Mais dans le « contexte à vif » de la lutte contre les agressions sexuelles, plus ou moins déchaînée par l’affaire Weinstein, est-il bien opportun de rééditer – à des fins purement mercantiles : les éditeurs font de l’argent ! – les appels au viol du divin marquis ?

En finir avec les textes du passé ?

Sans avoir à remettre en question les jugements portés contre les écrits antisémites des quatre salauds (qui ne sont tout de même pas de même nature : entre l’antisémitisme politique de Maurras, et les envolées délirantes de Céline, quelle commune mesure ?), on peut interroger l’opportunité de leur censure. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, et il serait bon de l’assumer. On peut considérer que la censure est parfois nécessaire, c’est un point de vue qui se défend, mais il faut alors avoir l’honnêteté de le dire. C’est toute la difficulté des démocraties libérales, tentées par les facilités de l’autoritarisme et devant malgré tout sauver les apparences de la liberté d’expression et d’opinion, et de leur « ouverture ». Mais « pas de liberté pour les ennemis de la liberté », pas de tolérance pour les intolérants, etc. Sur le papier, de telles sentences paraissent raisonnables, malgré le paradoxe qu’elles recèlent. En pratique, tout dépend des réalités concrètes auxquelles on fait correspondre les catégories de « liberté » et d’ « ennemis de la liberté ». L’histoire de la Vendée nous a bien montré qu’être un « ennemi de la liberté » pouvait aisément justifier d’être noyé, violé, déchiqueté, brûlé vivant, massacré en famille après avoir subi tous les outrages.


Illustration de « La Peau de Chagrin »

Et c’est là le vrai problème des indignations de Libération et des appels à la censure de « l’infâme ». Que l’on ne commémore pas la naissance de Maurras, passe encore ; il n’est pas certain que Maurras eût apprécié l’hommage de la République (même si celle-ci aurait gagné à cette commémoration une certaine crédibilité dans sa prétention universaliste, au lieu d’afficher une partialité revancharde). Mais que l’on renonçât à la réédition de ses œuvres, comme on le fit des pamphlets de Céline, nous entraînerait sur une pente dangereuse. Admettons qu’il ne soit pas acceptable de publier aujourd’hui des textes antisémites, et, plus largement, des textes non conformes aux canons de l’époque, empreints de racisme, d’homophobie, de sexisme, etc. Où faut-il s’arrêter ? Devrons-nous renoncer à republier la Peau de chagrin, avec sa description tendancieuse du marchand qui vend le fameux parchemin ? Devrons-nous interdire la diffusion des contes des frères Grimm, bourrés de stéréotypes de genre et de clichés machistes ? Sans compter que l’un d’entre eux, « Le Juif dans les épines », met en scène un Juif très attaché à son argent qui finit pendu comme voleur… Et l’on fait lire cela aux enfants ! Du moins dans les éditions non expurgées, car les bonnes âmes ont sévi contre « l’infâme », là aussi. Un tribunal s’est déjà permis de faire caviarder le Salut par les Juifs de Léon Bloy, au prétexte qu’il était réédité par Alain Soral…

On pourrait énumérer longuement toutes les œuvres que de scrupuleuses associations de lutte contre l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie, etc., pourraient faire interdire. Que restera-t-il à lire, à l’extrême aboutissement de cette tendance, sinon les œuvres insignifiantes que j’évoquais au début de cet article ?

Au fond, il faut choisir entre deux possibilités : soit l’on admet la censure de « l’infâme », avec le risque très concret de voir s’étendre toujours le champ de l’infamie, de sorte que toute la littérature (au sens large de tout ce qui s’est écrit par les hommes – et les femmes : sacrifions aux exigences morales de l’époque – et qui est parvenu jusqu’à nous, malgré les incendies de bibliothèques) finira par être « mise aux normes », amputée, expurgée et purifiée. Soit l’on admet la douloureuse réalité que nos ancêtres aient pu ne pas penser comme nous. Sans doute avaient-ils grand tort. Cela n’empêche pourtant pas de les lire, d’en tirer des enseignements, de les critiquer éventuellement. À tout prendre, il vaut mieux courir le risque de permettre l’accès à des œuvres « infâmes » que de le restreindre. Le risque que présente un libre accès aux textes n’est que celui, très hypothétique, qu’il fait courir à l’ordre social. Mais le risque d’une censure de « l’infâme » est bien la disparition de pans entiers de l’histoire et de la culture.
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Porcaro56 le 06 Fév 2018, 15:53

Ouais_supère a écrit:Ce n'est pas en rapport avec le féminisme, mais tout de même avec la "réécriture" (ou pas), du passé :

https://philitt.fr/2018/02/06/liberatio ... e-linfame/

Libération contre l’infâme



Auteur : Fares Gillon

Le très résistant quotidien Libération s’inquiète de la réédition d’œuvres de « collabos ». Jusqu’où nous mènera la censure consensuelle de « l’infamie » ?

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Libération du 3 et 4 février 2018

« Doit-on republier l’infâme ? », se demande le « quotidien de gauche » Libération. L’interrogation ne vise pas les centaines de romans médiocres publiés lors des bien mal nommées « rentrées littéraires », ni les innombrables auto-fictions d’auteurs « se racontant » d’autant plus complaisamment qu’il n’ont, pour ainsi dire, rien à raconter que des états d’âmes, sordides au pire, niais et insignifiants au mieux. Toute cette littérature inoffensive ne sera jamais qualifiée d’infâme par personne, car elle ne menace rien, elle ne contrarie personne, n’engage rien, ne pose aucune question, et in fine, ne dit rien – ce qui n’empêche pas la presse littéraire de la qualifier régulièrement de « dérangeante », de « briseuse de tabous », etc. La rhétorique rébellocratique est bien huilée, Muray l’a bien diagnostiquée, inutile de s’appesantir.

L’infâme, selon Libération, c’est donc un quatuor de salauds spécialement exhumés pour l’occasion : Maurras, Céline, Brasillach et Rebatet. Notre époque n’en finit plus de juger les salauds et elle ne se satisfait pas de faire comparaître ses contemporains au tribunal de la pensée, au jugement de l’Histoire (la bonne, celle qui progresse en avant vers le Progrès à rebours des rétrogrades qui progressent en arrière), il lui faut encore épurer le passé, qui a le tort de n’être pas le présent tourné vers le futur. Là encore, Muray a donné certaines de ses meilleures pages sur cette passion de passer les auteurs du passé au crible inquisitorial de la longue liste des délits de pensée. C’est dire que l’on est devenu incapable de juger une œuvre, ou plutôt que le mot de « juger » ne désigne plus une opération intellectuelle mais exclusivement un processus judiciaire. Rien n’est lisible d’une œuvre que ce qui serait susceptible d’entraîner de nos jours une comparution devant les tribunaux. Rien n’est visible de Céline et Maurras que leur antisémitisme, de Rebatet et Brasillach que leur collaboration sous l’Occupation.

L’ombre des heures sombres

Il faut commencer par noter le ridicule – auquel Libération ne manque jamais – de la dénonciation des « collabos » soixante-dix ans après les faits. Il est toujours aisé d’être un résistant a posteriori et de fustiger un pouvoir qui n’existe plus. La notabilité journalistique y excelle. En l’occurrence, elle a l’indicible courage de dénoncer les perdants une fois leur défaite acquise.


Illustration des 120 Journées de Sodome, du Marquis de Sade

On peut relever également cet usage du mot « infâme » : « l’infâme », l’infamie par excellence étant celle de l’antisémitisme, à l’exclusion de toutes les autres. Cette évidence, marquée par l’article défini, pose tout de même question : si Maurras, Rebatet et les autres sont infâmes, que dire, par exemple, de Sade, dont les œuvres sont pleines de véritables horreurs, scènes de torture et viols, et qui alla probablement jusqu’à commettre lui-même certains des crimes qu’il décrivait. Sade est pourtant régulièrement réédité, la collection de la Pléiade ayant même republié quelques unes de ses œuvres dans une édition spéciale il y a quatre ans. « Oui, mais le contexte à vif », pourrait-on répliquer. Admettons. Mais dans le « contexte à vif » de la lutte contre les agressions sexuelles, plus ou moins déchaînée par l’affaire Weinstein, est-il bien opportun de rééditer – à des fins purement mercantiles : les éditeurs font de l’argent ! – les appels au viol du divin marquis ?

En finir avec les textes du passé ?

Sans avoir à remettre en question les jugements portés contre les écrits antisémites des quatre salauds (qui ne sont tout de même pas de même nature : entre l’antisémitisme politique de Maurras, et les envolées délirantes de Céline, quelle commune mesure ?), on peut interroger l’opportunité de leur censure. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, et il serait bon de l’assumer. On peut considérer que la censure est parfois nécessaire, c’est un point de vue qui se défend, mais il faut alors avoir l’honnêteté de le dire. C’est toute la difficulté des démocraties libérales, tentées par les facilités de l’autoritarisme et devant malgré tout sauver les apparences de la liberté d’expression et d’opinion, et de leur « ouverture ». Mais « pas de liberté pour les ennemis de la liberté », pas de tolérance pour les intolérants, etc. Sur le papier, de telles sentences paraissent raisonnables, malgré le paradoxe qu’elles recèlent. En pratique, tout dépend des réalités concrètes auxquelles on fait correspondre les catégories de « liberté » et d’ « ennemis de la liberté ». L’histoire de la Vendée nous a bien montré qu’être un « ennemi de la liberté » pouvait aisément justifier d’être noyé, violé, déchiqueté, brûlé vivant, massacré en famille après avoir subi tous les outrages.


Illustration de « La Peau de Chagrin »

Et c’est là le vrai problème des indignations de Libération et des appels à la censure de « l’infâme ». Que l’on ne commémore pas la naissance de Maurras, passe encore ; il n’est pas certain que Maurras eût apprécié l’hommage de la République (même si celle-ci aurait gagné à cette commémoration une certaine crédibilité dans sa prétention universaliste, au lieu d’afficher une partialité revancharde). Mais que l’on renonçât à la réédition de ses œuvres, comme on le fit des pamphlets de Céline, nous entraînerait sur une pente dangereuse. Admettons qu’il ne soit pas acceptable de publier aujourd’hui des textes antisémites, et, plus largement, des textes non conformes aux canons de l’époque, empreints de racisme, d’homophobie, de sexisme, etc. Où faut-il s’arrêter ? Devrons-nous renoncer à republier la Peau de chagrin, avec sa description tendancieuse du marchand qui vend le fameux parchemin ? Devrons-nous interdire la diffusion des contes des frères Grimm, bourrés de stéréotypes de genre et de clichés machistes ? Sans compter que l’un d’entre eux, « Le Juif dans les épines », met en scène un Juif très attaché à son argent qui finit pendu comme voleur… Et l’on fait lire cela aux enfants ! Du moins dans les éditions non expurgées, car les bonnes âmes ont sévi contre « l’infâme », là aussi. Un tribunal s’est déjà permis de faire caviarder le Salut par les Juifs de Léon Bloy, au prétexte qu’il était réédité par Alain Soral…

On pourrait énumérer longuement toutes les œuvres que de scrupuleuses associations de lutte contre l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie, etc., pourraient faire interdire. Que restera-t-il à lire, à l’extrême aboutissement de cette tendance, sinon les œuvres insignifiantes que j’évoquais au début de cet article ?

Au fond, il faut choisir entre deux possibilités : soit l’on admet la censure de « l’infâme », avec le risque très concret de voir s’étendre toujours le champ de l’infamie, de sorte que toute la littérature (au sens large de tout ce qui s’est écrit par les hommes – et les femmes : sacrifions aux exigences morales de l’époque – et qui est parvenu jusqu’à nous, malgré les incendies de bibliothèques) finira par être « mise aux normes », amputée, expurgée et purifiée. Soit l’on admet la douloureuse réalité que nos ancêtres aient pu ne pas penser comme nous. Sans doute avaient-ils grand tort. Cela n’empêche pourtant pas de les lire, d’en tirer des enseignements, de les critiquer éventuellement. À tout prendre, il vaut mieux courir le risque de permettre l’accès à des œuvres « infâmes » que de le restreindre. Le risque que présente un libre accès aux textes n’est que celui, très hypothétique, qu’il fait courir à l’ordre social. Mais le risque d’une censure de « l’infâme » est bien la disparition de pans entiers de l’histoire et de la culture.

Et toi quel est ton opinion sur le sujet ?
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Ouais_supère le 06 Fév 2018, 18:14

Celui exprimé dans cet article : qu'au prétexte d'être (croit-on) dans le droit chemin, il s'agirait de supprimer toute trace d'une pensée "divergente" en supprimant toute trace de leurs auteurs dans le passé, au mépris d'œuvres entières pourtant précieuses et de la simple capacité à juger par nous-même, que visiblement on nous nie.
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede sheon le 06 Fév 2018, 19:20

Pour rappel, y a ce livre qui est tombé dans le domaine public :
https://www.amazon.fr/s?ie=UTF8&field-keywords=mein%20kampf
On est tous des cons.
Mais certains plus que d'autres.
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Porcaro56 le 06 Fév 2018, 19:55

Ouais_supère a écrit:Celui exprimé dans cet article : qu'au prétexte d'être (croit-on) dans le droit chemin, il s'agirait de supprimer toute trace d'une pensée "divergente" en supprimant toute trace de leurs auteurs dans le passé, au mépris d'œuvres entières pourtant précieuses et de la simple capacité à juger par nous-même, que visiblement on nous nie.

Et publier des œuvres clairement racistes et antisemites ?
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Marlaga le 06 Fév 2018, 20:58

sheon a écrit:Pour rappel, y a ce livre qui est tombé dans le domaine public :
https://www.amazon.fr/s?ie=UTF8&field-keywords=mein%20kampf


Ça perd beaucoup à la traduction.
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede sheon le 06 Fév 2018, 23:19

Porcaro56 a écrit:
Ouais_supère a écrit:Celui exprimé dans cet article : qu'au prétexte d'être (croit-on) dans le droit chemin, il s'agirait de supprimer toute trace d'une pensée "divergente" en supprimant toute trace de leurs auteurs dans le passé, au mépris d'œuvres entières pourtant précieuses et de la simple capacité à juger par nous-même, que visiblement on nous nie.

Et publier des œuvres clairement racistes et antisemites ?

Tout dépend si on décide de mettre des limites à la liberté d'expression ou pas.
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Mais certains plus que d'autres.
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Sylex le 08 Fév 2018, 19:11

Je suis Decathlon
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 08 Fév 2018, 20:32

L'analyse d'Arrêt sur Images sur la manière dont sont traitées médiatiquement (et au sein de ce magazine) les allégations publiques contre Hulot
(pourtant très pro-#metoo et #balancetonporc jusque là, Arrêt sur Images):



https://beta.arretsurimages.net/articles/ebdo-accuse-hulot-mais-de-quoi-exactement

(Je n'ai pas reproduit les illustrations ou les liens)
Ebdo accuse Hulot : mais de quoi, exactement ?
Emballement des chaines d'info, sur une enquête qui ne cite aucun fait

Emballement sur les chaînes d'info, pour une enquête...qui ne cite aucun fait. Le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, est venu sur le plateau de BFMTV démentir des accusations de harcèlement sexuel et de viol évoquées dans un article... pas encore publié. L'article en question doit paraître ce vendredi dans l'hebdomadaire Ebdo. Qu'importe : sur BFM et cie, on déroule les rumeurs et on "décrypte" l'affaire, encore incomplète. Nous avons lu l'enquête de Ebdo.

C'est une exclu que BFMTV a déroulée jusqu'à la corde. Ce jeudi 8 février, Nicolas Hulot était au micro de Jean-Jacques Bourdin pour son interview matinale sur BFM/RMC. Coup de tonnerre : le ministre de la transition écologique n'est pas là pour parler (seulement) de la neige, mais pour démentir des accusations de harcèlement et d'agression sexuelle révélées dans un article d'"Ebdo"... à paraître le lendemain, vendredi 9 février. L'article n'est pas publié, mais visiblement, Bourdin et Hulot savent déjà de quoi il va être question. En l'occurrence, ""deux affaires qui n'en sont pas et qui n'ont aucun contenu"", assure Hulot.

Face au journaliste, le ministre dément ainsi avoir harcelé une ancienne collaboratrice à la Fondation Nicolas Hulot (ce qu'elle, de son côté, dément également, assure-t-il). ""Il est dit par le journal, et par la rumeur que vous auriez acheté le silence de cette jeune femme"", avance Bourdin. Faux, rétorque Hulot. Deuxième "affaire" : ""Est-il vrai qu'une jeune fille de 17 ans, petite-fille d'un homme politique célèbre, a déposé plainte contre vous?"", demande Bourdin, sans qu'on sache pourquoi une plainte aurait été déposée. Cette fois, le ministre dément l'âge - la jeune femme aurait été majeure - mais reconnaît qu'une plainte a été déposée en 2008, pour des faits remontant à 1997. Une plainte classée "sans suite" pour cause de prescription, assure le ministre.

Fausse prudence et rumeurs à tout-va

L'opération déminage lancée, reste aux chaînes d'info à relayer. Dès son journal de 9 heures, BFM ouvre sur la réponse du ministre à un article... dont on ignore tout. Puisqu'il n'est pas paru, impossible de savoir quels sont les éléments avancés par les journalistes, s'il s'agit bien des deux affaires évoquées par Hulot, s'il n'y a qu'elles. Un détail rappelé à l'occasion sur BFM, comme sur CNews... mais qui n'empêche pas les journalistes de commenter rumeurs et hypothèses tout au long de la matinée.

Exemple avec CNews. Pascal Praud ouvre son "Heure des pros" (dont on a déjà longuement parlé) avec l'info : ""Il faut rester prudent, puisque ces affaires, nous ne les connaissons pas"", prévient-il. (Fausse) prudence qui passe aussitôt par la fenêtre : ""sont-ce des agressions sexuelles, des comportements inappropriés que le ministre aurait eu auprès de plusieurs femmes il y a plus de 20 ans..."" En une demi-heure, toutes les rumeurs y passent : un mystérieux document ""exhumé"" qui prouverait le harcèlement, un ""accord de confidentialité"" entre Hulot et son ancienne collaboratrice évoqué par ""les journalistes"" d'"Ebdo"... Tout ça, rappelons-le, sans avoir lu l'article. Sur BFM l'envoyé spécial à l'Elysée Thomas Soulié s'interroge déjà sur les suites : ""Si les faits ne sont pas avérés, si l'affaire fait pschiit, dans ce cas-là Nicolas Hulot pourra rester au gouvernement"", assure-t-il. En revanche, en cas de ""mise en examen, il y aura une éviction du gouvernement"". L'affaire semble déjà entendue.


D'autant que Hulot semble avoir été ""convaincant"", si l'on en croit les commentateurs habitués des chaînes d'info. ""Il était extrêmement marqué [...] On le voyait clairement affecté, ému, par l'idée qu'il allait vivre une forme d'épreuve"", le plaint Laurent Neumann sur BFM. ""Fatigué"", ""touché"", ""groggy""... Pas de doute, ça ne va pas fort pour le ministre sur les deux chaînes d'info. Un ministre qui apparaît même ""sincère"" pour Praud. D'autant qu'il peut se féliciter d'avoir été le premier à en parler. Le 1er février, alors que le présentateur évoquait la plainte pour viol déposée contre un autre ministre, Gérald Darmanin, il avait fait part d'une "rumeur" circulant "dans toute les rédactions". Une rumeur qui viserait "une personnalité politique extrêmement importante", et sur laquelle "des informations [...] pourraient sortir dans la presse". Une semaine plus tard, nous y voilà.

"L'affaire Hulot" : une couverture et huit pages

Mais que dit vraiment "Ebdo "dans ce fameux article, pas encore publié mais déjà sur toutes les lèvres du cosmos politico-médiatique parisien ? Dans son numéro 5 à paraître ce vendredi, et qu’Arrêt sur images a pu consulter, Ebdo consacre sa Une et pas moins de huit pages à ce que le magazine appelle "l’affaire Hulot". Pour l’occasion le magazine qui avait jusqu'ici empilé les sujets intemporels sur les loups, les grands reportages en rase campagne et promettait des sujets pédago du genre "pourquoi le soleil est jaune" et "comment éplucher une tomate", a changé son slogan : Exit "Lisez-vous, lisez-nous". Pour ce numéro qui chamboule l’actualité, ce sera : "Enquêtes, reportages, témoignages".

Signée Anne Jouan et Laurent Valdiguié, l'enquête fait état de deux mises en cause qui auraient pu pousser Hulot à décider de renoncer à l’élection présidentielle de 2016, par peur du scandale. Rumeur que reprend Praud sur CNews ce jeudi. Mais cette longue enquête se signale d'abord par...ce qui n'y figure pas. Pour la première fois dans les cas d'accusation de harcèlement sexuel qui ont essaimé en France depuis l'affaire Weinstein, ici point de de plaignante qui témoigne à visage découvert, aucun récit des faits, pas non plus de poursuite en justice.

Que reste-t-il ? L’hebdomadaire évoque ici deux "affaires" distinctes. La première concerne "une jeune femme de 31 ans", ancienne salariée de la Fondation Hulot, "et aujourd'hui chargée de mission à l’Assemblée nationale", dont Ebdo ne précise pas le nom. Auditionnée par la police le 27 mai 2016 dans le cadre de "l’affaire Denis Baupin" (l’ex-député EELV accusé d’agressions sexuelles) cette femme aurait à cette occasion fait part d’un cas de harcèlement. De là à penser qu’il s’agissait de Nicolas Hulot ? "Plusieurs sources au sein de l’ancien groupe écologiste à l’Assemblée nationale l’évoquent", avance Ebdo, sans plus de précisions.

Ebdo se heurte à des démentis

Nicolas Hulot aurait-il tenté d'acheter son silence en signant un accord, voire "une transaction", comme le laisse entendre Ebdo dans un questionnaire envoyé au ministre ? "C’est un pur mensonge. Il n’y a jamais eu ni harcèlement sexuel ni a fortiori transaction" balaie Hulot qui répond dans les colonnes d’Ebdo à "cette rumeur nauséabonde" qui "circule depuis des mois". Ebdo a-t-il d’autres éléments pour documenter cette mise en cause ? En l’état, le magazine s’est surtout heurté à des démentis. Interrogée par Ebdo le 29 janvier, l’ancienne salariée de la Fondation Hulot, elle-même réfute "complètement". Questionnée de nouveau ce jeudi, cette fois par LCI, elle dément formellement ce qu’elle qualifie de "rumeur" et insiste : "je n'ai aucun commentaire à faire sur une affaire qui n'en est pas une". Rien, en revanche, sur l' "achat" du silence de la jeune femme par Hulot, évoqué par Bourdin, ou encore sur le document "exhumé" ou "l'accord de confidentialité" évoqués sur le plateau de CNews.

Ebdo développe ensuite une "deuxième piste" sur laquelle le magazine s’attarde plus en longueur. Celle-ci concerne une ""affaire, plus ancienne, avec une autre femme"". Là encore pas de nom. ""Ebdo "a fait le choix de respecter l’anonymat qu’elle réclame. Ce qui nous impose aussi, au nom de la protection des sources, de ne pas livrer une série de détails qui rendraient possible son identification." Tout au plus le magazine laisse-t-il entendre qu’elle appartiendrait à "une grande famille française". Serait-ce "la fille d’un ministre courtisée à la limite du harcèlement", qu'évoquait Berengère Bonte dans sa biographie de Hulot paru en 2010 ? Ebdo en fait mention, sans pour autant aller au bout du rapprochement (Le Point assure quant à lui ce jeudi qu’il s’agit d’ "une petite fille de Mitterrand", information que BFM reprendra sans citer le nom de Mitterrand).
LePoint

"Un témoignage bouleversant" mais... quasi-absent de l'article

A la lecture d’Ebdo, tout au plus on saura que la femme en question avait 20 ans et Nicolas Hulot 42 ans, au moment des fait. Les faits justement ? "Selon nos informations, recoupées auprès de l’intéressée et de trois membres de sa famille [dont son père, et l’un de ses oncles], Nicolas Hulot aurait abusé d’elle durant l’été 1997. La scène s’est déroulée dans une des maisons du ministre. Sans témoin". Les journalistes expliquent s’être entretenus "longuement"avec cette femme qui "pendant près d’une heure" leur a livré "un témoignage bouleversant". Mais Ebdo ne livre aucun détail sur ce qui s’est exactement passé ce jour de l’été 1997.

"Ma fille n’a jamais utilisé le mot “viol” devant moi (…) Elle a toujours préféré parler d’acte sous contrainte", explique le père de la femme, interrogé par le magazine. Porter plainte ? La jeune femme ne l’a pas fait à l’époque. Son père explique : "c’était parole contre parole. Je crois qu’elle n’a pas eu envie d’affronter tout cela. Et puis, notre nom de famille aurait encore tout amplifié." Mais onze ans après les faits en 2008, la femme pousse la porte d’un commissariat pour raconter sa version des faits. Il est trop tard pour que la justice se saisisse du dossier, la prescription de dix ans alors en vigueur était écoulée. "J’ai tenu à ce qu’il [Nicolas Hulot] sache la façon dont j’avais vécu les choses, et je lui ai fait savoir", explique la femme à Ebdo. Le magazine relate qu’en 2008, informé de cette déposition, Nicolas Hulot est interrogé à son tour et qu’un procès-verbal est dressé dans lequel il conteste les accusations. Les faits étant, dans tous les cas prescrits, la plainte de 2008 est classée sans suite. Et non pas ""jugée"" comme l'affirmera plus tard Hulot au micro de Bourdin.


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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Feyd le 09 Fév 2018, 13:18

Très bien hier soir Elisabeth Badinter dans La Grande Librairie.

C'est rassurant de voir qu'il y a des femmes intelligentes et sensées.
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 09 Fév 2018, 18:56

Mais pas sensée sur tout.

Sa dénaturation de la laïcité vers quelque chose qu'elle n'est pas et n'a jamais été (inspirant toutes les officines Vallsistes notamment) est assez effrayante par exemple.

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 09 Fév 2018, 19:01

https://www.afp.com/fr/infos/2262/metoo-haneke-denonce-une-chasse-aux-sorcieres-dommageable-pour-la-creation-doc-z75pi2

Extraits:

"Ce nouveau puritanisme empreint d'une haine des hommes, qui arrive dans le sillage du mouvement #Metoo, me préoccupe", estime le réalisateur aux douze longs métrages dans une interview au quotidien autrichien Kurier vendredi.

[...]

[...] je trouve l'hystérie et les condamnations sans procès auxquelles on assiste aujourd'hui tout à fait dégoûtantes [...]

[...]

Selon lui, la "hargne irréfléchie" ainsi manifestée "détruit la vie de gens alors même qu'aucune preuve n'est apportée. Les gens sont assassinés médiatiquement, des vies et des carrières sont ruinées". "Les acteurs suspects sont éliminés des films et des séries pour ne pas risquer de perdre des spectateurs", rappelle-t-il.

[...] "chaque shitstorm (tempête de merde) que ces +révélations+ déclenchent même sur les forums internet de journaux sérieux empoisonnent le climat au sein de la société".

En réalité, concernant le harcèlement sexuel, ce climat de "chasse aux sorcières" rend "encore plus difficile toute mise à plat concernant ce sujet très important", estime le réalisateur [...]


Rolala, quelle honte, il donne envie de vomir, il dit la même chose que moi (nous)... c'est honteux.. c'est honteux, coupez lui la tête, c'est un "gros dégueulasse"...

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 09 Fév 2018, 19:29

Quand son propre monstre échappe à tout contrôle et engloutit son créateur (tel le souvent grand mais parfois mal inspiré Robespierre, engloutit par la Terreur):



https://www.yahoo.com/news/male-staffer-accuses-california-assemblywoman-misconduct-003752466.html

Mais dans son malheur, la madame a une chance: comme elle est du Bon Féminisme, du Bon Côté, elle n'aura surement pas le tribunal public, la mob justice, la mob trial, le tribunal Twitter ... non elle aura le procès équitable hors de toute hystérie qu'elle n'a pas offert à d'autres gens...

(Je suis gentil, j'ai épargné les AHAH lus ici ou là )

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Neoflo le 09 Fév 2018, 19:34

Ah si tous ces gens qui s'offusquent de ces lynchages médiatiques avaient mis autant d'énergie à combattre les violences sexuelles depuis tant d'année, alors peut-être qu'il y aurait moins de victimes d'abus sexuels.
Drôle de priorités...
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Marlaga le 09 Fév 2018, 19:45

Oui, les grands réalisateurs/acteurs/actrices qui s'offusquent du puritanisme alors qu'ils savaient tout des agressions sexuelles de Weinstein, ça en dit long sur les personnages.
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 09 Fév 2018, 19:56

Neoflo a écrit:Ah si tous ces gens qui s'offusquent de ces lynchages médiatiques avaient mis autant d'énergie à combattre les violences sexuelles depuis tant d'année, alors peut-être qu'il y aurait moins de victimes d'abus sexuels.
Drôle de priorités...


Ah mais je l'assume: je NE combats PAS les violences sexuelles, pas plus que je ne le fais pour d'autres violences. J'ai pour principe de ne pas essayer de vider la mer. Ni de me lancer dans des oeuvres inutiles voire ridicules, menées par une propagande publicitaire qui ne dit pas son nom qui met une loupe sur des faits microscopiques (tout comme tant de chose que la société médiatique exagère en hystérie en dehors de toute proportion, et en premier le terrorisme)
Mais surtout je suis contre toute rééducation des esprits et des masses pour quelque bon motif moral ou politique que ce soit.

Je l'ai déjà écrit parfois.. il suffit de rechercher les mots sable culture, puisque elle est un sable qu'on ne peut emprisonner dans des diktats.
Elle évoluera comme elle le veut elle même, pas comme on veut la contrôler.

(et tant pis si ça te déplait)

En revanche, j'assume de défendre des principes de civilisation, résultat de dix mille années de sédimentation de la sagesse, principes infiniment plus important que vouloir épurer (puritanisme) la société de toute violence.

Marlaga a écrit:Oui, les grands réalisateurs/acteurs/actrices qui s'offusquent du puritanisme alors qu'ils savaient tout des agressions sexuelles de Weinstein, ça en dit long sur les personnages.


Je ne vois pas de grand rapport professionnel entre Haneke et Weinstein (et je n'ai en principe aucune affection pour l'un ou l'autre). Ou entre Deneuve et Weinstein.
Mais vous m'apprendrez sans doute.

En fait tu devrais cesser de parler de ce que tu ne connais pas. Et enfin sortir de tes mondes fantasmés qui n'existent pas, et cesser mettre tout le monde dans le même panier, la même grande famille imaginaire, comme si tous ces gens se connaissaient et se fréquentaient (en dehors de complets hasards où ils auraient pu se croiser)...

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Porcaro56 le 09 Fév 2018, 20:17

Hugues a écrit:En fait tu devrais cesser de parler de ce que tu ne connais pas. Et enfin sortir de tes mondes fantasmés qui n'existent pas, et cesser mettre tout le monde dans le même panier, la même grande famille imaginaire, comme si tous ces gens se connaissaient et se fréquentaient (en dehors de complets hasards où ils auraient pu se croiser)...


Comment qualifierais tu ce genre de phrase ? Un conseil amical ? Une exhortation? :D
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 09 Fév 2018, 20:19

Hugues a écrit:En revanche, j'assume de défendre des principes de civilisation, résultat de dix mille années de sédimentation de la sagesse, principes infiniment plus important que vouloir épurer (puritanisme) la société de toute violence.


Je m'amuse d'ailleurs de voir ici comme ailleurs, souvent la corrélation entre les tenants d'une certaine pureté religieuse ou/et génétique absurde (coucou les sionistes, coucou les identitaires), et les tenants de ce puritanisme.

Il faut croire que quand on a la mentalité à épurer, on a de la facilité à l'étendre à un autre domaine..

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Toma le 09 Fév 2018, 21:03

Sinon personne ne parle de cloclo qui est sorti avec une fille de 13 et qui l'a mise ennceinte a 14 ans? Alors que lui en avait 30

C'est la mère de sa fille cachée. Elle dit avoir caché son âge .. mais bon, entre 13 et 18 ans (21 ans la majorité a l'époque?)...
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Porcaro56 le 09 Fév 2018, 21:20

Toma a écrit:Sinon personne ne parle de cloclo qui est sorti avec une fille de 13 et qui l'a mise ennceinte a 14 ans? Alors que lui en avait 30

C'est la mère de sa fille cachée. Elle dit avoir caché son âge .. mais bon, entre 13 et 18 ans (21 ans la majorité a l'époque?)...

En même temps Claude François est mort.Plus doué en paternité qu en électricité
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 09 Fév 2018, 22:40

Voilà, #MeToo, et leurs cheffes de file autoproclamées adeptes de la dénonciation publique et de l'autoencensement égocentré de leur rôle personnel majeur dans leur "combat" (alors même que ce ne sont bien souvent que des hypocrites cascades de publicité personnelle) ont tué quelqu'un. Enfin je veux dire quelqu'un de connu, car je présume que des inconnus, il y en a déjà un bon nombre.

Je l'ai appris en fait cherchant si d'autres avaient fait le rapprochement entre un film que j'évoque ailleurs sur le forum et notre époque...
Et tout en ayant confirmation, j'ai découvert ce qui suit, où le film était justement évoqué en comparaison de ce qu'elle a vécu.

Jill Messick, dans ces dernières années simple productrice (simple, car c'est un titre qui sauf à connaître le cinéma, n'a pas forcément de rapport avec un investissement ou intérêt financier, ou une quelconque fortune à venir mais sert en fait le plus souvent tout simplement de récompense aux bons ouvriers) avait été plus jeune assistante à Miramax de Harvey Weinstein et plus tôt encore manager de Rose McGowan, une de ces hypocrites autocentrées autant le dire explicitement que je vise dans le premier paragraphe

Lettre ouverte des enfants de Jill Messick:
“The Movement” just lost one of its own.

Jill Messick was a mother of two children, a loving wife and partner, a dear friend to many and a smart entertainment executive. She was also a survivor, privately battling depression, which had been her nemesis for years.

Today she did not survive. Jill took her own life.

Jill was victimized by our new culture of unlimited information sharing and a willingness to accept statement as fact. The speed of disseminating information has carried mistruths about Jill as a person, which she was unable and unwilling to challenge. She became collateral damage in an already horrific story.

Jill believed in the Movement. She supported every woman finally coming forward to share their dark truths and expose those who had committed previously unspeakable deeds. She was loyal. She was strong. Jill was many things, but she was not a liar.

Over the past few months, many women have come out with allegations against Harvey Weinstein, including Rose McGowan, who has repeatedly spoken with the press, striking out against not only her alleged attacker, but a great many others. One of them was Jill, who chose to remain silent in the face of Rose’s slanderous statements against her for fear of undermining the many individuals who came forward in truth. She opted not to add to the feeding frenzy, allowing her name and her reputation to be sullied despite having done nothing wrong. She never chose to be a public figure; that choice was taken away from her.

Now that Jill can no longer speak for herself, it’s time to set the record straight.

In January 1997, Jill was an entry-level manager at Addis Wechsler. One of her first clients was Rose McGowan, and one of Jill’s first duties was to set up a breakfast meeting with Harvey Weinstein during the Sundance Film Festival. Following the meeting, Rose told Jill what had happened — that she made the decision to remove her clothes and get in the hot tub with him — a mistake which Rose immediately regretted. Rose never once used the word rape in that conversation. Despite this, Jill recognized that Harvey had done something untoward to Rose, if not illegal. She immediately went to her bosses, the partners of Addis Wechsler, to recount Rose’s story and to insist that they immediately address the situation. They told Jill that they would handle the situation. The ensuing arrangements between Rose and Harvey were then negotiated, completely without Jill’s knowledge. At that time, all Jill knew was that the matter was settled and that Rose continued making films with the Weinsteins. She never knew any details until recently, when Rose elected to make them public.

Ten months later, in November of 1997, Jill received a call from the Miramax exec VP of production, recruiting her for a job as an executive at Miramax Films working in production in Los Angeles. Jill was hired based on merit and her excellent work of over two years as a young development executive working with Woods Entertainment (prior to her time at Addis Wechsler).

Rose’s most recent round of press to promote her book has included new stories involving Jill. The constant press attention Rose has garnered in print and on national TV led to Harvey Weinstein releasing two documents. One of these was an email that Jill wrote to him months prior to the first New York Times piece coming out, and at his request. In this email, Jill offered the truth based on what she remembers Rose telling her about the Sundance account. In the face of Rose’s continued and embellished accusations last week, Harvey took it upon himself to release the email without her consent.

Five years ago, Jill suffered a manic episode. Anyone familiar with bipolar disorder knows that it is a cruel and vicious disease. With the help of doctors, her family and friends, Jill rebounded. Jill had fought to put her life back together. After a long job search, she was in negotiations to run the production division for a new entertainment company.

Seeing her name in headlines again and again, as part of one person’s attempt to gain more attention for her personal cause, along with Harvey’s desperate attempt to vindicate himself, was devastating for her. It broke Jill, who was just starting to get her life back on track. What makes Rose’s inaccurate accusations and insinuations against Jill ironic was that she was the first person who stood up on Rose’s behalf, and alerted her bosses to the horrific experience which Rose suffered. Twenty years ago, as a very junior person in a management company hierarchy, Jill exhibited her integrity in doing the right thing — she raised the red flag with the heads of her firm. In the face of inappropriate behavior, Jill handled the situation appropriately.

Hers is one of the only stories that has stayed consistent over time as we watch other media reported tales morph to beget further attention.

While journalists serve an important role in exposing predatory behavior, we are seeing irresponsible choices and an addiction to sensationalism which leads to inconsistent storytelling. The media is a powerful tool not to be taken lightly. Most individuals would be horrified to have their name spotlighted in a major international news story — let alone their photograph. We cannot forget that the media is a fearsome tool which cannot be used indiscriminately or even inadvertently to create further victims.

There is a responsibility when using a platform to accurately expose criminals, predators, mistruths and misdeeds while protecting the actual truth of third parties.

As we collectively seek to take action in an effort to right the wrongs so brazenly and inhumanely repeated for a generation, we must not forget one simple truth: Words have power. While we illuminate the dark corners for hidden truths, we must remember that what we say, particularly in the media, can have just as much impact if not more than our actions. We must ask more of ourselves, and of each other. We must take a moment to consider the ramifications and consequences of what we say and what we do.

Words matter.

Someone’s life may depend on it.

(Car oui si vous n'êtes pas sûr d'avoir tout compris, comme je l'avais évoqué implicitement parfois, plus explicitement d'autres fois, cette cascade publicitaire, qui se présente tous ces mois passés sous les apparences du bien commun, ne sert qu'à servir des intérêt égocentrés, à lancer un livre pour l'hypocrite précédemment évoquée aux traductions dans le monde entier, ou à gagner un meilleur contrat pour un autre, et j'en passe..)


https://www.npr.org/sections/thetwo-way/2018/02/09/584465715/jill-messick-hollywood-producer-embroiled-in-weinstein-scandal-dies-in-suicide

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 09 Fév 2018, 23:03











Sachant aussi que ce personnage, comme d'autres hypocrites hollywoodiennes (dont certaines n'ont même pas l'excuse d'une rage supposée) dont je finirai par citer le nom, n'a pas déclaré COUPABLE A COUP SUR que ceux de sa propre affaire présumée. Mais aussi en omnisciente, tous les accusés de toute affaire dont elle ne savait rien dont elle avait vent.
Si la société ne se préoccupe plus de la présomption d'innocence, c'est parce que ce mouvement est vicié par ces fautes depuis le début.

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 10 Fév 2018, 00:44

J'avais déjà évoqué l'hypocrisie "Croire aveuglément toutes les victimes" qui est en fait un "Enfin pas toute quand même.. que les Bonnes Victimes Approuvées qui aident à renforcer l'aveuglement hystérique qui nous sert d'armée personnelle"
Car d'autres qui pourraient entacher la narration et la réputation, on ne les relaie pas..

Texte caché : cliquez sur le cadre pour l'afficher


Certains le font remarquer ici aussi:





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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Neoflo le 10 Fév 2018, 01:42

*Edité par la modération*

Parce que sur le fond, rien n'empêche de reconnaître que la société a un gros problème de violences sexuelles, que la justice actuelle est inefficace pour ce type de crimes vu l'absence de preuves matérielles, tout en souhaitant évidemment que le phénomène actuel ne soit que passagé, qu'une phase temporaire de prise de conscience qui ne doit évidemment pas faire revenir sur certains principes de notre justice.


*Edité par la modération*
Dernière édition par Ouais_supère le 10 Fév 2018, 09:54, édité 1 fois.
Raison: Insulte, et calomnie
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Neoflo le 10 Fév 2018, 02:06

Quand à l'histoire de Jill Messick, tu n'as aucune certitude sur les raisons qui l'ont poussé à se suicider et pourtant ici cela ne te dérange pas d'accuser sans aucune preuve. Cela serait amusant si cela n'était pas tragique.
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Sylex le 10 Fév 2018, 10:08

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Ouais_supère le 10 Fév 2018, 10:22

Et ce message, je le laisse là où je le fusionne avec le topic "Et si j'emmerdais Hugues pour le petit dèj ?"
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Sylex le 10 Fév 2018, 10:27

Ouais_supère a écrit:Et ce message, je le laisse là où je le fusionne avec le topic "Et si j'emmerdais Hugues pour le petit dèj ?"

Tu peux appliquer la ligne éditoriale que tu veux.

Personnellement j'ai aussi mon lot d'indigestion dans les messages propagandistes précédents.
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Ouais_supère le 10 Fév 2018, 10:35

Dans ce sens-là, c'est de la propagande ?
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 10 Fév 2018, 10:44

Neoflo a écrit:Quand à l'histoire de Jill Messick, tu n'as aucune certitude sur les raisons qui l'ont poussé à se suicider et pourtant ici cela ne te dérange pas d'accuser sans aucune preuve. Cela serait amusant si cela n'était pas tragique.


Et la lettre de sa famille (car je ne l'ai pas précisé peut-être, le texte est la lettre que sa famille a fait envoyer aux medias) que j'ai présentée basée sur quelques mots qu'elle a laissé et les emails échangés ces dernières semaines?
Par ailleurs sa famille voyait bien qu'elle était en détresse depuis plusieurs mois et surtout depuis la promotion du livre.

Mais tout va bien.. Continuons les lynchages et surtout pas les tribunaux.

Et continue de mettre sur un piédestal les héros... d'une campagne publicitaire.

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Hugues le 10 Fév 2018, 10:47

Voilà, maintenant c'est édité, c'est bien clair maintenant que c'est la "lettre ouverte des enfants de Jill Messick".
Toujours de la propagande maintenant... ?

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Sylex le 10 Fév 2018, 11:02

Ouais_supère a écrit:Dans ce sens-là, c'est de la propagande ?

Parce que dans l'autre sens il est légitime de me déclarer procureur, hein?

Hugues a écrit:Les procureurs Sylex et Marlaga dans leurs oeuvres.
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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Sylex le 10 Fév 2018, 11:08

Toma a écrit:Sinon personne ne parle de cloclo qui est sorti avec une fille de 13 et qui l'a mise ennceinte a 14 ans? Alors que lui en avait 30

C'est la mère de sa fille cachée. Elle dit avoir caché son âge .. mais bon, entre 13 et 18 ans (21 ans la majorité a l'époque?)...

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Re: L'écriture inclusive (et autres initiatives féministes)

Messagede Neoflo le 10 Fév 2018, 11:11

Hugues a écrit:Voilà, maintenant c'est édité, c'est bien clair maintenant que c'est la "lettre ouverte des enfants de Jill Messick".
Toujours de la propagande maintenant... ?

Hugues

Si tu voulais vraiment être juste, la lettre ouverte des enfants n'est évidemment pas une preuve suffisante pour juger comme tu l'a fais.

Si demain, suite à un suicide, une lettre de la famille de cette personne venait accuser Polanski du meurtre «par rebond» car il avait violé cette personne, cela te suffirait donc pour condamner Polanski ?

Finalement,« il n'y a de vérité que judiciaire» ne s'applique pas toujours, j'ai l'impression.
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